Reise um die Erde in 80 Tagen.  Jules Verne
Kapitel 24. Fahrt über den Stillen Ocean (Chapitre 24. PENDANT LEQUEL S’ACCOMPLIT LA TRAVERSÉE DE L’OCÉAN PACIFIQUE)
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Wir erinnern uns, was sich im Angesicht Schangais begab. Auf dem Packetboot nach Yokohama hatte man die Signale der Tankadere gehört, und da der Kapitän die Nothflagge sah, fuhr er auf die kleine Goelette zu. Nicht lange, so zahlte Phileas Fogg dem Patron John Bunsby den bedungenen Preis von fünfhundertundfünfzig Pfund. Darauf stieg der ehrenwerthe Gentleman nebst Mrs. Aouda und Fix an Bord des Dampfbootes, das unverzüglich nach Nangasaki und Yokohama weiter fuhr.

Ce qui était arrivé en vue de Shangaï, on le comprend. Les signaux faits par la Tankadère avaient été aperçus du paquebot de Yokohama. Le capitaine, voyant un pavillon en berne, s’était dirigé vers la petite goélette. Quelques instants après, Phileas Fogg, soldant son passage au prix convenu, mettait dans la poche du patron John Bunsby cinq cent cinquante livres (13 750 F). Puis l’honorable gentleman, Mrs. Aouda et Fix étaient montés à bord du steamer, qui avait aussitôt fait route pour Nagasaki et Yokohama.

Als man an demselben Vormittag, dem 14. November, zu regelmäßiger Zeit ankam, begab sich Phileas Fogg, indem er Fix seinen Geschäften nachgehen ließ, an Bord des Carnatic, und hörte da zu großer Freude der Mrs. Aouda, – und auch vielleicht zu eigener Freude, obwohl er es nicht merken ließ – daß der Franzose Passepartout Tags zuvor wirklich zu Yokohama angekommen war.

Arrivé le matin même, 14 novembre, à l’heure réglementaire, Phileas Fogg, laissant Fix aller à ses affaires, s’était rendu à bord du Carnatic, et là il apprenait, à la grande joie de Mrs. Aouda – et peut-être à la sienne, mais du moins il n’en laissa rien paraître – que le Français Passepartout était effectivement arrivé la veille à Yokohama.

Da Phileas Fogg noch denselben Abend nach San Francisco weiterfahren mußte, so begann er unverzüglich seinen Diener aufzusuchen. Er wandte sich, doch vergeblich, an den französischen und englischen Consular-Agenten, und nachdem er fruchtlos durch die Straßen Yokohama's gelaufen, gab er die Hoffnung, Passepartout wiederzufinden, auf, als er zufällig, oder vielleicht von einer Ahnung getrieben, in die Bude des honorablen Batulcar trat. Sicherlich hätte er seinen Diener unter dieser excentrischen Vermummung nicht wieder erkannt, aber dieser gewahrte, trotz seiner Rückenlage, seinen Herrn auf der Galerie. Er konnte nicht vermeiden seine Nase zu bewegen, worauf dann das Gleichgewicht brach, und das Weitere erfolgte.

Phileas Fogg, qui devait repartir le soir même pour San Francisco, se mit immédiatement à la recherche de son domestique. Il s’adressa, mais en vain, aux agents consulaires français et anglais, et, après avoir inutilement parcouru les rues de Yokohama, il désespérait de retrouver Passepartout, quand le hasard, ou peut-être une sorte de pressentiment, le fit entrer dans la case de l’honorable Batulcar. Il n’eût certes point reconnu son serviteur sous cet excentrique accoutrement de héraut ; mais celui-ci, dans sa position renversée, aperçut son maître à la galerie. Il ne put retenir un mouvement de son nez. De là rupture de l’équilibre, et ce qui s’ensuivit.

Aus dem Munde der Mrs. Aouda vernahm sodann Passepartout, wie es bei der Fahrt von Hongkong nach Yokohama auf der Goelette Tankadere hergegangen, in Gesellschaft eines Herrn Fix. Beim Namen Fix verzog Passepartout seine Miene nicht. Er glaubte, es sei noch nicht der rechte Zeitpunkt, seinem Herrn mitzutheilen, was zwischen ihm und dem Agenten vorgegangen war. Auch machte er bei Erzählung seiner Abenteuer sich selbst einen Vorwurf, und sagte nur, er sei in einer Tabaksbude zu Hongkong von einem Opiumrausch befallen worden.

Voilà ce que Passepartout apprit de la bouche même de Mrs. Aouda, qui lui raconta alors comment s’était faite cette traversée de Hong-Kong à Yokohama, en compagnie d’un sieur Fix, sur la goélette la Tankadère.

Au nom de Fix, Passepartout ne sourcilla pas. Il pensait que le moment n’était pas venu de dire à son maître ce qui s’était passé entre l’inspecteur de police et lui. Aussi, dans l’histoire que Passepartout fit de ses aventures, il s’accusa et s’excusa seulement d’avoir été surpris par l’ivresse de l’opium dans une tabagie de Yokohama.

Herr Fogg hörte die Erzählung kalt an, ohne ein Wort zu erwidern; darauf eröffnete er seinem Diener einen hinreichenden Credit, um sich erst anständigere Kleider anzuschaffen. Und wirklich, ehe eine Stunde verflossen, hatte der wackere Bursche keine Spur mehr von einem Anhänger des Gottes Tingu an sich.

Mr. Fogg écouta froidement ce récit, sans répondre ; puis il ouvrit à son domestique un crédit suffisant pour que celui-ci pût se procurer à bord des habits plus convenables. Et, en effet, une heure ne s’était pas écoulée, que l’honnête garçon, ayant coupé son nez et rogné ses ailes, n’avait plus rien en lui qui rappelât le sectateur du dieu Tingou.

Das Packetboot, welches die Fahrt von Yokohama nach San Francisco machte, gehörte der Gesellschaft »Pacific Mail steam« und hieß »General Grant.« Es war ein ungeheurer Raddampfer von zweitausendfünfhundert Tonnen Gehalt, wohlgebaut und schnell fahrend. Ueber dem Verdeck ging ein ungeheurer Schwengel auf und ab, an dessen einem Ende der Stengel eines Stempels angehängt war, am andern der eines Triebwerks, welches die gradlinige Bewegung in eine kreisförmige verwandelnd sich direct an die Achse des Rades anlehnte. Der »General Grant« war als dreimastige Goelette betakelt, und besaß ein großes Segelwerk, welches die Wirkung des Dampfes bedeutend unterstützte. Wenn das Boot seine zwölf Meilen die Stunde fuhr, brauchte es nur einundzwanzig Tage zur Fahrt über den Stillen Ocean; Phileas Fogg konnte also glauben, daß er, wenn er am 2. December zu San Francisco sich befände, am 11. zu New-York, und am 20. zu London sein werde, – so daß er an dem verhängnißvollen 21. December einige Stunden gewonnen hatte.

Le paquebot faisant la traversée de Yokohama à San Francisco appartenait à la Compagnie du « Pacific Mail steam », et se nommait le General-Grant. C’était un vaste steamer à roues, jaugeant deux mille cinq cents tonnes, bien aménagé et doué d’une grande vitesse. Un énorme balancier s’élevait et s’abaissait successivement au dessus du pont ; à l’une de ses extrémités s’articulait la tige d’un piston, et à l’autre celle d’une bielle, qui, transformant le mouvement rectiligne en mouvement circulaire, s’appliquait directement à l’arbre des roues. Le General-Grant était gréé en trois-mâts goélette, et il possédait une grande surface de voilure, qui aidait puissamment la vapeur. À filer ses douze milles à l’heure, le paquebot ne devait pas employer plus de vingt et un jours pour traverser le Pacifique. Phileas Fogg était donc autorisé à croire que, rendu le 2 décembre à San Francisco, il serait le 11 à New York et le 20 à Londres, – gagnant ainsi de quelques heures cette date fatale du 21 décembre.

Die Passagiere an Bord des Dampfers waren ziemlich zahlreich, Engländer, viel Amerikaner, eine wahre Auswanderung von Kulis nach Amerika, und eine Anzahl Officiere der indischen Armee, welche ihre Ferien zu einer Reise um die Erde benutzten.

Les passagers étaient assez nombreux à bord du steamer, des Anglais, beaucoup d’Américains, une véritable émigration de coolies pour l’Amérique, et un certain nombre d’officiers de l’armée des Indes, qui utilisaient leur congé en faisant le tour du monde.

Während dieser Fahrt begab sich kein störender Zwischenfall. Das Boot mit seinen breiten Rädern und dem starken Segelwerk schwankte wenig. Der Stille Ocean rechtfertigte seinen Namen. Herr Fogg war so ruhig, so wenig mittheilsam wie sonst. Seine junge Gefährtin fühlte sich mehr und mehr durch andere Bande, als die der Dankbarkeit an diesen Mann gefesselt. Diese schweigsame, so edelmüthige Natur machte auf sie einen tiefern Eindruck, als sie glaubte, und sie ließ sich fast wider Willen von Gefühlen beschleichen, welche auf den räthselhaften Fogg ohne Einfluß zu sein schienen.

Pendant cette traversée il ne se produisit aucun incident nautique. Le paquebot, soutenu sur ses larges roues, appuyé par sa forte voilure, roulait peu. L’océan Pacifique justifiait assez son nom. Mr. Fogg était aussi calme, aussi peu communicatif que d’ordinaire. Sa jeune compagne se sentait de plus en plus attachée à cet homme par d’autres liens que ceux de la reconnaissance. Cette silencieuse nature, si généreuse en somme, l’impressionnait plus qu’elle ne le croyait, et c’était presque à son insu qu’elle se laissait aller à des sentiments dont l’énigmatique Fogg ne semblait aucunement subir l’influence.

Auch nahm Mrs. Aouda an den Projecten des Gentleman merkwürdigen Antheil. Sie ward unruhig über die Widerwärtigkeiten, welche den Erfolg der Reise hindern konnten. Sie plauderte oft mit Passepartout, der sich ganz gut darauf verstand, im Herzen der Mrs. Aouda zwischen den Zeilen zu lesen. Dieser wackere Junge hatte jetzt zu seinem Herrn einen wahren Köhlerglauben; er ward nicht müde, die Ehrenhaftigkeit, den Edelmuth, die Hingebung Phileas Fogg's zu rühmen; beruhigte sodann Mrs. Aouda über den Erfolg der Reise, indem er wiederholt versicherte, das Schwierigste sei bereits geschehen, da man nunmehr aus den phantastischen Ländern heraus wieder in civilsirte Gegenden komme, und nun zum Schluß nur noch die Bahnfahrt von San Francisco nach New-York und die Ueberfahrt von New-York nach London zu machen brauche, um diese unmögliche Reise um die Erde ohne Zweifel innerhalb der vorgeschriebenen Zeit zu vollenden.

En outre, Mrs. Aouda s’intéressait prodigieusement aux projets du gentleman. Elle s’inquiétait des contrariétés qui pouvaient compromettre le succès du voyage. Souvent elle causait avec Passepartout, qui n’était point sans lire entre les lignes dans le cœur de Mrs. Aouda. Ce brave garçon avait, maintenant, à l’égard de son maître, la foi du charbonnier ; il ne tarissait pas en éloges sur l’honnêteté, la générosité, le dévouement de Phileas Fogg ; puis il rassurait Mrs. Aouda sur l’issue du voyage, répétant que le plus difficile était fait, que l’on était sorti de ces pays fantastiques de la Chine et du Japon, que l’on retournait aux contrées civilisées, et enfin qu’un train de San Francisco à New York et un transatlantique de New York à Londres suffiraient, sans doute, pour achever cet impossible tour du monde dans les délais convenus.

Neuf jours après avoir quitté Yokohama, Phileas Fogg avait exactement parcouru la moitié du globe terrestre.

Neun Tage, nachdem man Yokohama verlassen, hatte Phileas Fogg gerade die Hälfte der Rundfahrt um die Erde zurückgelegt. Der »General Grant« fuhr am 23. November über den hundertundachtzigsten Meridian, wo sich in der südlichen Hemisphäre die Antipoden Londons befinden.

Von den achtzig Tagen, welche Herrn Fogg zur Verwendung gegeben waren, hatte er bereits allerdings zweiundfünfzig verwendet, und es blieben ihm nur noch achtundzwanzig.

Aber es ist doch zu bemerken, daß, wenn sich der Gentleman auch, wegen der Verschiedenheit der Meridiane, erst auf der Hälfte des Weges befand, er doch in Wirklichkeit mehr als zwei Drittheil desselben zurückgelegt hatte. Welche nothgedrungene Umwege, in der That, von London nach Aden, von Aden nach Bombay, von Calcutta nach Singapore, von Singapore nach Yokohama! Hätte man sich an den fünfzigsten Parallelkreis, welcher über London zieht, gehalten, so hätte die Entfernung nur zwölftausend Meilen ungefähr betragen, während Phileas Fogg in Folge der Launen der Beförderungsmittel deren etwa sechsundzwanzigtausend zu durchlaufen hatte, wovon er an diesem 23. November ungefähr siebenzehntausendfünfhundert zurückgelegt hatte. Jetzt aber war es nur noch der gerade Weg, und Fix war nicht mehr anwesend, um Schwierigkeiten entgegenzuhäufen!

En effet, le General-Grant, le 23 novembre, passait au cent quatre-vingtième méridien, celui sur lequel se trouvent, dans l’hémisphère austral, les antipodes de Londres. Sur quatre-vingts jours mis à sa disposition, Mr. Fogg, il est vrai, en avait employé cinquante-deux, et il ne lui en restait plus que vingt-huit à dépenser. Mais il faut remarquer que si le gentleman se trouvait à moitié route seulement « par la différence des méridiens », il avait en réalité accompli plus des deux tiers du parcours total. Quels détours forcés, en effet, de Londres à Aden, d’Aden à Bombay, de Calcutta à Singapore, de Singapore à Yokohama ! À suivre circulairement le cinquantième parallèle, qui est celui de Londres, la distance n’eût été que de douze mille milles environ, tandis que Phileas Fogg était forcé, par les caprices des moyens de locomotion, d’en parcourir vingt-six mille dont il avait fait environ dix-sept mille cinq cents, à cette date du 23 novembre. Mais maintenant la route était droite, et Fix n’était plus là pour y accumuler les obstacles !

Il arriva aussi que, ce 23 novembre, Passepartout éprouva une grande joie. On se rappelle que l’entêté s’était obstiné à garder l’heure de Londres à sa fameuse montre de famille, tenant pour fausses toutes les heures des pays qu’il traversait. Or, ce jour-là, bien qu’il ne l’eût jamais ni avancée ni retardée, sa montre se trouva d’accord avec les chronomètres du bord.

An diesem 23. November erlebte auch Passepartout eine große Freude. Wir erinnern uns, daß derselbe eigensinnig darauf beharrt hatte, seine famose Familienuhr unverändert bei der Londoner Zeit zu lassen, indem er alle Uhren der Länder, durch welche er kam, für irrig erklärte. Nun fand er an diesem Tage, obschon er sie niemals weder vor- noch nachgestellt hatte, seine Uhr völlig in Uebereinstimmung mit den Chronometern an Bord. Er triumphirte: »Ich wußte wohl, daß eines Tages die Sonne sich entschließen würde, sich nach meiner Uhr zu richten!« ...

Si Passepartout triompha, cela se comprend de reste. Il aurait bien voulu savoir ce que Fix aurait pu dire, s’il eût été présent.

« Ce coquin qui me racontait un tas d’histoires sur les méridiens, sur le soleil, sur la lune ! répétait Passepartout. Hein ! ces gens-là ! Si on les écoutait, on ferait de la belle horlogerie ! J’étais bien sûr qu’un jour ou l’autre, le soleil se déciderait à se régler sur ma montre !… »

Passepartout wußte etwas nicht: Wäre sein Zifferblatt, wie das in Italien der Fall ist, in vierundzwanzig Stunden eingetheilt gewesen, so hätte er keinen Anlaß zu triumphiren gehabt, denn die Zeiger seines Instruments hätten, als es an Bord neun Uhr Vormittags war, auf neun Uhr Abends gewiesen, d.h. die einundzwanzigste Stunde seit Mitternacht, – und das ist genau der Abstand Londons vom hundertundachtzigsten Meridian.

Passepartout ignorait ceci : c’est que si le cadran de sa montre eût été divisé en vingt-quatre heures comme les horloges italiennes, il n’aurait eu aucun motif de triompher, car les aiguilles de son instrument, quand il était neuf heures du matin à bord, auraient indiqué neuf heures du soir, c’est-à-dire la vingt et unième heure depuis minuit, – différence précisément égale à celle qui existe entre Londres et le cent quatre-vingtième méridien.

Passepartout spottete darüber, was ihm einmal Fix von den Meridianen und der Sonne vorgeschwatzt hatte. Hätte er ihn aber damals gerade an Bord getroffen, so hätte er ohne Zweifel über etwas anderes mit ihm abgerechnet.

Wo befand sich nun damals Fix? ...

Er war gerade an Bord des »General Grant.«

Mais si Fix avait été capable d’expliquer cet effet purement physique, Passepartout, sans doute, eût été incapable, sinon de le comprendre, du moins de l’admettre. Et en tout cas, si, par impossible, l’inspecteur de police se fût inopinément montré à bord en ce moment, il est probable que Passepartout, à bon droit rancunier, eût traité avec lui un sujet tout différent et d’une tout autre manière.

Der Agent hatte sich bei seiner Ankunft zu Yokohama unverzüglich zum englischen Consul begeben, wo er auch endlich den Verhaftsbefehl vorfand, welcher bereits vierzig Tage zuvor ausgestellt von Bombay aus ihm nachgeeilt, und von Hongkong aus auf demselben Carnatic, an dessen Bord man ihn vermuthete, abgeschickt worden war. Welch ein Strich durch seine Rechnung! Jetzt nutzte er nichts mehr, denn der Herr Fogg war nicht mehr auf englischem Gebiet! Nun war eine Auslieferungsacte nöthig, um ihn verhaften zu können!

Or, où était Fix en ce moment ?…

Fix était précisément à bord du General-Grant.

En effet, en arrivant à Yokohama, l’agent, abandonnant Mr. Fogg qu’il comptait retrouver dans la journée, s’était immédiatement rendu chez le consul anglais. Là, il avait enfin trouvé le mandat, qui, courant après lui depuis Bombay, avait déjà quarante jours de date, – mandat qui lui avait été expédié de Hong-Kong par ce même Carnatic à bord duquel on le croyait. Qu’on juge du désappointement du détective ! Le mandat devenait inutile ! Le sieur Fogg avait quitté les possessions anglaises ! Un acte d’extradition était maintenant nécessaire pour l’arrêter !

»Meinetwegen, tröstete sich Fix nach der ersten Aufwallung; taugt mein Mandat nicht mehr für hier, so hat es doch in England Kraft. Der Schuft sieht gerade so aus, als wolle er wieder heimkehren; meint die Polizei angeführt zu haben. Schön. Ich bleibe ihm auf der Ferse bis dorthin. Bliebe nur vom Geld noch etwas übrig! Aber mein Mann hat für Reisegeld, Prämien, Proceß, Bußen, den Elephanten und allerlei andere Kosten bereits über fünftausend Pfund unterwegs verbraucht. Uebrigens, die Bank hat ja Geld genug!«

« Soit ! se dit Fix, après le premier moment de colère, mon mandat n’est plus bon ici, il le sera en Angleterre. Ce coquin a tout l’air de revenir dans sa patrie, croyant avoir dépisté la police. Bien. Je le suivrai jusque-là. Quant à l’argent, Dieu veuille qu’il en reste ! Mais en voyages, en primes, en procès, en amendes, en éléphant, en frais de toute sorte, mon homme a déjà laissé plus de cinq mille livres sur sa route. Après tout, la Banque est riche ! »

Rasch entschlossen ging er sogleich auf dem »General Grant« unter Segel. Er befand sich an Bord, als Herr Fogg und Mrs. Aouda denselben bestiegen, und erkannte höchlich erstaunt Passepartout unter seiner Vermummung als Herold. Nun versteckte er sich augenblicklich in seiner Cabine, um einer Erklärung auszuweichen, die alles verderben konnte; – diesen Tag aber meinte er unter der großen Menge der Zuschauer von seinem Feinde nicht erkannt zu werden, – als er auf einmal auf dem Vordertheil des Schiffes ihn Aug' im Auge vor sich sah.

Son parti pris, il s’embarqua aussitôt sur le General-Grant. Il était à bord, quand Mr. Fogg et Mrs. Aouda y arrivèrent. À son extrême surprise, il reconnut Passepartout sous son costume de héraut. Il se cacha aussitôt dans sa cabine, afin d’éviter une explication qui pouvait tout compromettre, – et, grâce au nombre des passagers, il comptait bien n’être point aperçu de son ennemi, lorsque ce jour-là précisément il se trouva face à face avec lui sur l’avant du navire.

Passepartout packte ihn ohneweiters bei der Kehle und brachte, zu großer Erlustigung einiger Amerikaner, die sogleich für ihn wetteten, dem unglückseligen Agenten eine tüchtige Tracht Prügel bei, welche den Beweis von der Ueberlegenheit der französischen Boxkunst über die englische abgaben.

Als Passepartout fertig war, fühlte er sich wie erleichtert und ruhiger. Fix stand, übel zugerichtet, auf, sah seinen Gegner an und sprach kalt:

Passepartout sauta à la gorge de Fix, sans autre explication, et, au grand plaisir de certains Américains qui parièrent immédiatement pour lui, il administra au malheureux inspecteur une volée superbe, qui démontra la haute supériorité de la boxe française sur la boxe anglaise.

»Sind Sie fertig?

– Ja, für den Augenblick.

– So kommen Sie auf ein Wort.

Quand Passepartout eut fini, il se trouva calme et comme soulagé. Fix se releva, en assez mauvais état, et, regardant son adversaire, il lui dit froidement :

– Ich soll ...

« Est-ce fini ?

– Im Interesse Ihres Herrn.«

– Oui, pour l’instant.

Passepartout, auf den diese Kaltblütigkeit Eindruck machte, begleitete den Agenten, und sie setzten sich auf dem Vorderverdeck zusammen.

– Alors venez me parler.

– Que je…

– Dans l’intérêt de votre maître. »

»Sie haben mich geprügelt, sagte Fix. Gut! Ich hatte mich dessen versehen. Jetzt hören Sie mich an. Bisher bin ich Herrn Fogg entgegen gewesen, aber von nun an spiele ich sein Spiel.

– Endlich! rief Passepartout, halten Sie ihn für einen Ehrenmann?

Passepartout, comme subjugué par ce sang-froid, suivit l’inspecteur de police, et tous deux s’assirent à l’avant du steamer.

« Vous m’avez rossé, dit Fix. Bien. À présent, écoutez-moi. Jusqu’ici j’ai été l’adversaire de Mr. Fogg, mais maintenant je suis dans son jeu.

– Nein, erwiderte Fix kalt, ich halte ihn für einen Schuft. – St! Bleiben Sie, und lassen mich reden. So lange sich Herr Fogg auf englischem Gebiet befand, lag es in meinem Interesse, ihn aufzuhalten, bis der Verhaftsbefehl käme. Zu diesem Zweck habe ich alles gethan, deshalb auch Sie betrunken gemacht, Sie von ihm getrennt, und seine Verspätung für das Dampfboot bewirkt ...«

Passepartout hörte mit geballter Faust zu.

– Enfin ! s’écria Passepartout, vous le croyez un honnête homme ?

– Non, répondit froidement Fix, je le crois un coquin… Chut ! ne bougez pas et laissez-moi dire. Tant que Mr. Fogg a été sur les possessions anglaises, j’ai eu intérêt à le retenir en attendant un mandat d’arrestation. J’ai tout fait pour cela. J’ai lancé contre lui les prêtres de Bombay, je vous ai enivré à Hong-Kong, je vous ai séparé de votre maître, je lui ai fait manquer le paquebot de Yokohama… »

»Jetzt, fuhr Fix fort, hat es den Anschein, als wolle Herr Fogg nach England zurückkehren. Meinetwegen, ich werde ihn fortwährend begleiten. Aber nun ist mir es darum zu thun, die Hindernisse seiner Reise ebenso sorgfältig und eifrig aus dem Wege zu räumen, wie bisher, sie zu häufen. Sie sehen, mein Spiel ist jetzt ein anderes, weil mein Vortheil es so verlangt. Ich füge hinzu, daß Ihr Interesse das gleiche ist, denn erst in England können Sie erfahren, ob Sie im Dienst eines Verbrechers sind, oder eines ehrlichen Mannes!«

Passepartout écoutait, les poings fermés.

« Maintenant, reprit Fix, Mr. Fogg semble retourner en Angleterre ? Soit, je le suivrai. Mais, désormais, je mettrai à écarter les obstacles de sa route autant de soin et de zèle que j’en ai mis jusqu’ici à les accumuler. Vous le voyez, mon jeu est changé, et il est changé parce que mon intérêt le veut. J’ajoute que votre intérêt est pareil au mien, car c’est en Angleterre seulement que vous saurez si vous êtes au service d’un criminel ou d’un honnête homme ! »

Passepartout hörte Fix mit gespannter Aufmerksamkeit zu und war überzeugt, daß Fix völlig aufrichtig sprach.

Passepartout avait très attentivement écouté Fix, et il fut convaincu que Fix parlait avec une entière bonne foi.

»Sind wir Freunde? fragte Fix.

« Sommes-nous amis ? demanda Fix.

– Freunde, nein, versetzte Passepartout. Verbündete, ja, und unter Vorbehalt des Inventars, denn beim ersten Anzeichen von Verrath drehe ich Ihnen den Hals um.

– Amis, non, répondit Passepartout. Alliés, oui, et sous bénéfice d’inventaire, car, à la moindre apparence de trahison, je vous tords le cou.

– Abgemacht«, sagte der Polizei-Agent gelassen.

– Convenu », dit tranquillement l’inspecteur de police.

Elf Tage nachher, am 3. December, lief der »General Grant« in die Bai von San Francisco ein.

Onze jours après, le 3 décembre, le General-Grant entrait dans la baie de la Porte-d’Or et arrivait à San Francisco.

Herr Fogg hatte keinen Tag weder gewonnen noch verloren.

Mr. Fogg n’avait encore ni gagné ni perdu un seul jour.