Le Comte de Monte-Cristo.  Alexandre Dumas père
Chapitre 104. La signature Danglars (Capítulo 104. A assinatura de Danglars)
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Le jour du lendemain se leva triste et nuageux.

O dia seguinte nasceu triste e nevoento.

Les ensevelisseurs avaient pendant la nuit accompli leur funèbre office, et cousu le corps déposé sur le lit dans le suaire qui drape lugubrement les trépassés en leur prêtant, quelque chose qu'on dise de l'égalité devant la mort, un dernier témoignage du luxe qu'ils aimaient pendant leur vie.

Os cangalheiros tinham-se desempenhado durante a noite do seu fúnebre ofício e amortalhado o corpo depositado em cima da cama na mortalha que envolve lugubremente os defuntos, mas lhes empresta, seja o que for que se diga acerca da igualdade perante a morte, a última prova do luxo que apreciaram durante a vida.

Ce suaire n'était autre chose qu'une pièce de magnifique batiste que la jeune fille avait achetée quinze jours auparavant.

A mortalha era nem mais nem menos do que uma peça de magnífica cambraia que a jovem comprara quinze dias antes

Dans la soirée, des hommes appelés à cet effet avaient transporté Noirtier de la chambre de Valentine dans la sienne, et, contre toute attente, le vieillard n'avait fait aucune difficulté de s'éloigner du corps de son enfant.

à noite, homens chamados para o efeito tinham transportado Noirtier do quarto de Valentine para o seu, e, contra toda a expectativa, o velho não levantara nenhuma dificuldade em ser afastado do corpo da neta.

L'abbé Busoni avait veillé jusqu'au jour, et, au jour, il s'était retiré chez lui, sans appeler personne.

o abade Busoni velara até de manhã e ao amanhecer retirara-se para sua casa sem chamar ninguém

Vers huit heures du matin, d'Avrigny était revenu; il avait rencontré Villefort qui passait chez Noirtier, et il l'avait accompagné pour savoir comment le vieillard avait passé la nuit.

Avrigny voltara cerca das oito da manhã. Encontrara Villefort, que se dirigia para os aposentos de Noirtier e acompanhara-o para saber como o velho passara a noite.

Ils le trouvèrent dans le grand fauteuil qui lui servait de lit, reposant d'un sommeil doux et presque souriant.

Encontraram-no na grande poltrona que lhe servia de leito, dormindo um sono tranquilo e quase sorridente.

Ambos se detiveram, atónitos, no limiar.

Tous deux s'arrêtèrent étonnés sur le seuil.

«Voyez, dit d'Avrigny à Villefort, qui regardait son père endormi; voyez, la nature sait calmer les plus vives douleurs, certes, on ne dira pas que M. Noirtier n'aimait pas sa petite-fille; il dort cependant.

- Veja - disse Avrigny a Villefort, que olhava o pai adormecido. - Veja, a natureza sabe acalmar as mais vivas dores. Sem dúvida, ninguém dirá que o Sr. Noirtier não amava a neta; no entanto, dorme.

—Oui, et vous avez raison, répondit Villefort avec surprise; il dort, et c'est bien étrange, car la moindre contrariété le tient éveillé des nuits entières.

- Tem razão - respondeu Villefort, surpreendido. - Dorme, o que é muito estranho, pois a mais pequena contrariedade deixava-o acordado noites inteiras.

- A dor abateu-o - replicou Avrigny.

—La douleur l'a terrassé», répliqua d'Avrigny.

E ambos voltaram pensativos para o gabinete do procurador régio.

Et tous deux regagnèrent pensifs le cabinet du procureur du roi.

«Tenez, moi, je n'ai pas dormi, dit Villefort en montrant à d'Avrigny son lit intact; la douleur ne me terrasse pas, moi, il y a deux nuits que je ne me suis couché; mais, en échange, voyez mon bureau; ai-je écrit, mon Dieu! pendant ces deux jours et ces deux nuits!... ai-je fouillé ce dossier, ai-je annoté cet acte d'accusation de l'assassin Benedetto!... Ô travail, travail! ma passion, ma joie, ma rage, c'est à toi de terrasser toutes mes douleurs!»

- Veja, eu não dormi - disse Villefort, mostrando a Avrigny a cama intacta. -A dor não me abateu, embora não me deite há duas noites. Mas, em compensação, veja a minha secretária: o que escrevi, meu Deus! Durante essas duas noites e esses dois dias, estudei este processo e redigi a acusação contra o assassino Benedetto!... Oh, o trabalho, o trabalho, é a minha paixão, a minha alegria, a minha raiva, só ele é capaz de vencer todas as minhas dores!

E apertou convulsivamente a mão de Avrigny.

Et il serra convulsivement la main de d'Avrigny.

- Precisa de mim? - perguntou o médico.

«Avez-vous besoin de moi? demanda le docteur.

—Non, dit Villefort; seulement revenez à onze heures, je vous prie; c'est à midi qu'a lieu... le départ... Mon Dieu! ma pauvre enfant! ma pauvre enfant!»

- Não - respondeu Villefort. - Volte apenas às onze horas, peço-lhe; é ao meio-dia que se realiza... o funeral... Meu Deus! Minha pobre filha, minha pobre filha!

Et le procureur du roi, redevenant homme, leva les yeux au ciel et poussa un soupir.

E o procurador régio, voltando a ser homem, ergueu os olhos ao céu e suspirou.

- Estará portanto no salão de recepção?

«Vous tiendrez-vous donc au salon de réception?

—Non, j'ai un cousin qui se charge de ce triste honneur. Moi, je travaillerai, docteur; quand je travaille, tout disparaît.»

- Não, tenho um primo que se encarregará dessa triste honra. Eu trabalharei, doutor, quando trabalho tudo desaparece.

En effet, le docteur n'était point à la porte que déjà le procureur du roi s'était remis au travail.

De facto, ainda o médico não chegara à porta e já o procurador régio se entregara ao trabalho.

Sur le perron, d'Avrigny rencontra ce parent dont lui avait parlé Villefort, personnage insignifiant dans cette histoire comme dans la famille, un de ces êtres voués en naissant à jouer le rôle d'utilité dans le monde.

Avrigny encontrou na escadaria o tal parente de que lhe falara Villefort, personagem tão insignificante nesta história como na família, um desses seres destinados desde o nascimento a desempenharem papéis insignificantes na vida.

Il était ponctuel, vêtu de noir, avait un crêpe au bras, et s'était rendu chez son cousin avec une figure qu'il s'était faite, qu'il comptait garder tant que besoin serait, et quitter ensuite.

Era pontual, vestia de preto, trazia um fumo no braço e comparecia em casa do primo com uma cara estudada, que esperava conservar enquanto fosse preciso e deixar em seguida.

À onze heures, les voitures funèbres roulèrent sur le pavé de la cour, et la rue du Faubourg-Saint-Honoré s'emplit des murmures de la foule, également avide des joies ou du deuil des riches, et qui court à un enterrement pompeux avec la même hâte qu'à un mariage de duchesse.

às onze horas as carruagens fúnebres rodaram no empedrado do pátio e a Rua do Arrabalde Saint-Honoré encheu-se dos murmúrios da multidão, igualmente ávida das alegrias e do luto dos ricos, e que corre para um funeral pomposo com a mesma pressa que para o casamento de uma duquesa.

Peu à peu le salon mortuaire s'emplit et l'on vit arriver d'abord une partie de nos anciennes connaissances, c'est-à-dire Debray, Château-Renaud, Beauchamp, puis toutes les illustrations du parquet, de la littérature et de l'armée; car M. de Villefort occupait moins encore par sa position sociale que par son mérite personnel, un des premiers rangs dans le monde parisien.

Pouco a pouco o salão mortuário encheu-se e viu-se chegar primeiro uma parte dos nossos antigos conhecidos - isto é, Debray, Château-Renaud e Beauchamp - e depois todas as notabilidades da magistratura, das letras e do Exército, pois o Sr. de Villefort ocupava, menos pela sua posição social do que pelo seu mérito pessoal, um dos primeiros lugares da sociedade parisiense.

Le cousin se tenait à la porte et faisait entrer tout le monde, et c'était pour les indifférents un grand soulagement, il faut le dire, que de voir là une figure indifférente qui n'exigeait point des conviés une physionomie menteuse ou de fausses larmes, comme eussent fait un père, un frère ou un fiancé.

o primo conservava-se à porta e mandava entrar toda a gente. Para os indiferentes era um grande alívio, deve-se dizê-lo, ver ali uma figura desconhecida, que não exigia aos presentes uma fisionomia mentirosa ou lágrimas fingidas, como fariam um pai, um irmão ou um noivo. Aqueles que se conheciam chamavam-se com o olhar e reuniam-se em grupos.

Ceux qui se connaissaient s'appelaient du regard et se réunissaient en groupes.

Um desses grupos era constituído por Debray, Château-Renaud e Beauchamp.

Un de ces groupes était composé de Debray, de Château-Renaud et de Beauchamp.

«Pauvre jeune fille! dit Debray, payant, comme chacun au reste le faisait malgré soi, un tribut à ce douloureux événement; pauvre jeune fille! si riche, si belle! Eussiez-vous pensé cela, Château-Renaud, quand nous vînmes, il y a combien?... trois semaines ou un mois tout au plus, pour signer ce contrat qui ne fut pas signé?

—Ma foi, non, dit Château-Renaud.

- Pobre pequena! - exclamou Debray, pagando, como todos afinal o pagavam a seu pesar, tributo ao doloroso acontecimento. -Pobre pequena. tão rica, tão bela!... Passar-lhe-ia pela cabeça, Château-Renaud, quando nos vimos pela última vez, há quanto tempo?... Três semanas ou um mês, no máximo na assinatura daquele contrato que acabou por não ser assinado, que uma coisa assim pudesse acontecer?

—La connaissiez-vous?

- Palavra que não - respondeu Château-Renaud.

—J'avais causé une fois ou deux avec elle au bal de Mme de Morcerf, elle m'avait paru charmante quoique d'un esprit un peu mélancolique. Où est la belle-mère? savez-vous?

—Elle est allée passer la journée avec la femme de ce digne monsieur qui nous reçoit.

—Qu'est-ce que c'est que ça?

- Conhecia-la?

- Falei uma ou duas vezes com ela no baile da Sr.a de Morcerf. Pareceu-me encantadora, embora dotada de um espírito um pouco melancólico. Onde está a madrasta? Sabe que é feito dela?

- Foi passar o dia com a mulher do digno cavalheiro que nos recebe.

—Qui ça?

- Quem é?

—Le monsieur qui nous reçoit. Un député?

- Quem é quem?

- O cavalheiro que nos recebe. Um deputado?

—Non, dit Beauchamp; je suis condamné à voir nos honorables tous les jours, et sa tête m'est inconnue.

—Avez-vous parlé de cette mort dans votre journal?

- Não - respondeu Beauchamp. - Estou condenado a ver os nossos respeitáveis representantes todos os dias e a sua cara é-me desconhecida.

—L'article n'est pas de moi, mais on en a parlé; je doute même qu'il soit agréable à M. de Villefort. Il est dit, je crois, que si quatre morts successives avaient eu lieu autre part que dans la maison de M. le procureur du roi, M. le procureur du roi s'en fût certes plus ému.

- Referiu esta morte no seu jornal?

- O artigo não é meu, mas falaram-me dele. Duvido até que seja agradável ao Sr. de Villefort. Creio que diz que se se tivessem verificado quatro mortes sucessivas noutro lado em vez de na casa do Sr. Procurador Régio, o Sr. Procurador Régio ficaria decerto mais impressionado.

—Au reste, dit Château-Renaud, le docteur d'Avrigny, qui est le médecin de ma mère, le prétend fort désespéré.

—Mais qui cherchez-vous donc, Debray?

- No entanto, o Dr. de Avrigny, que é o médico da minha mãe, diz que está muito acabrunhado - declarou Château-Renaud.

—Je cherche M. de Monte-Cristo, répondit le jeune homme.

- Que procura, Debray?

—Je l'ai rencontré sur le boulevard en venant ici. Je le crois sur son départ, il allait chez son banquier, dit Beauchamp.

- Procuro o Sr. Conde de Monte-Cristo - respondeu o jovem.

- Encontrei-o no bulevar ao dirigir-me para aqui. Ia a casa do seu banqueiro; parece que está de abalada - informou Beauchamp.

—Chez son banquier? Son banquier, n'est-ce pas Danglars? demanda Château-Renaud à Debray.

- A casa do seu banqueiro?... Mas o seu banqueiro não é o Danglars? - perguntou Château-Renaud a Debray.

—Je crois que oui, répondit le secrétaire intime avec un léger trouble; mais M. de Monte-Cristo n'est pas le seul qui manque ici. Je ne vois pas Morrel.

—Morrel! est-ce qu'il les connaissait? demanda Château-Renaud.

- Creio que sim - respondeu o secretário particular com uma leve perturbação. - Mas o Sr. de Monte-Cristo não é o único que cá falta. Também não veio o Morrel.

—Je crois qu'il avait été présenté à Mme de Villefort seulement.

- O Morrel conhecia-os? - perguntou Château-Renaud.

—N'importe, il aurait dû venir, dit Debray; de quoi causera-t-il, ce soir? cet enterrement, c'est la nouvelle de la journée; mais, chut, taisons-nous, voici M. le ministre de la Justice et des Cultes, il va se croire obligé de faire son petit speech au cousin larmoyant.»

- Creio que fora apresentado apenas à Sr.a de Villefort.

- Não interessa, devia ter vindo - disse Debray. - De que falará esta noite? Este funeral é a notícia do dia... Mas caluda que vem aí o Sr. Ministro da Justiça e dos Cultos, que se vai julgar obrigado a fazer o seu pequeno speech ao primo lacrimoso

Et les trois jeunes gens se rapprochèrent de la porte pour entendre le petit speech de M. le ministre de la Justice et des Cultes.

E os três rapazes aproximaram-se da porta para ouvir o pequeno speech do Sr. Ministro da Justiça e dos Cultos.

Beauchamp avait dit vrai; en se rendant à l'invitation mortuaire, il avait rencontré Monte-Cristo, qui, de son côté, se dirigeait vers l'hôtel de Danglars, rue de la Chaussée-d'Antin.

Beauchamp dissera a verdade: quando se dirigia para casa de Villefort encontrara Monte-Cristo, que, pela sua parte, se dirigia para o palácio de Danglars, na rua da Chaussée-d'Antin.

Le banquier avait, de sa fenêtre, aperçu la voiture du comte entrant dans la cour, et il était venu au-devant de lui avec un visage attristé, mais affable.

O banqueiro vira da sua janela a carruagem do conde entrar no pátio e viera ao seu encontro com uma expressão triste, mas afável.

«Eh bien, comte, dit-il en tendant la main à Monte-Cristo, vous venez me faire vos compliments de condoléance. En vérité, le malheur est dans ma maison; c'est au point que, lorsque je vous ai aperçu, je m'interrogeais moi-même pour savoir si je n'avais pas souhaité malheur à ces pauvres Morcerf, ce qui eût justifié le proverbe: Qui mal veut, mal lui arrive. Eh bien, sur ma parole, non, je ne souhaitais pas de mal à Morcerf; il était peut-être un peu orgueilleux pour un homme parti de rien, comme moi, se devant tout à lui-même, comme moi, mais chacun a ses défauts. Ah, tenez-vous ien, comte, les gens de notre génération... Mais, pardon, vous n'êtes pas de notre génération, vous, vous êtes un jeune homme... Les gens de notre génération ne sont point heureux cette année: témoin notre puritain de procureur du roi, témoin Villefort, qui vient encore de perdre sa fille. Ainsi, récapitulez: Villefort, comme nous disions, perdant toute sa famille d'une façon étrange; Morcerf déshonoré et tué; moi, couvert de ridicule par la scélératesse de ce Benedetto, et puis...

- Então, conde - disse, estendendo a mão a Monte-Cristo -, vem apresentar-me as suas condolências? Na verdade, a infelicidade persegue a minha casa, e de tal modo que quando o vi chegar perguntava a mim mesmo se não desejara a desgraça dos pobres Morcerfs, o que justificaria o provérbio: «Quem, mal quer, mal lhe acontece.” Pois dou-lhe a minha palavra de honra de que não desejei mal ao Morcerf. Era talvez um bocado orgulhoso para um homem que viera do nada como eu e que como eu devia tudo a si mesmo, mas cada um tem os seus defeitos. Acautele-se, conde! Olhe que as pessoas da nossa geração!... Mas, desculpe, o senhor não é da nossa geração, é ainda um rapaz... As pessoas da nossa geração não são felizes este ano. Prova-o o nosso puritano procurador régio, prova-o Villefort, que acaba de perder também a filha. Portanto, recapitulando: Villefort, como dizíamos, perde toda a família de uma forma estranha; Morcerf, desonrado, suicida-se; eu sou coberto de ridículo por esse celerado do Benedetto, e ainda por cima...

—Puis, quoi? demanda le comte.

- Ainda por cima, o quê? - perguntou Monte-Cristo.

—Hélas! vous l'ignorez donc?

- Então ainda não sabe?

—Quelque nouveau malheur?

- A que nova desgraça se refere?

—Ma fille...

—Mlle Danglars?

- A minha filha...

—Eugénie nous quitte.

- Mademoiselle Danglars?

—Oh! mon Dieu! que me dites-vous là!

- Eugénie deixou-nos.

—La vérité, mon cher comte. Mon Dieu! que vous êtes heureux de n'avoir ni femme ni enfant, vous!

- Oh, meu Deus, que diz o senhor?!

- A verdade, meu caro conde. Meu Deus, como o senhor é feliz por não ter mulher nem filhos!

—Vous trouvez?

- Acha?

—Ah! mon Dieu!

- Ah, meu Deus!

—Et vous dites que Mlle Eugénie...

- E diz que Mademoiselle Danglars...

—Elle n'a pu supporter l'affront que nous a fait ce misérable, et m'a demandé la permission de voyager.

- Não pôde suportar a afronta que nos fez esse miserável e pediu-me licença para ir viajar.

—Et elle est partie?

- E partiu?

—L'autre nuit.

- A noite passada.

—Avec Mme Danglars?

- Com a Sr.a Danglars?

—Non, avec une parente... Mais nous ne la perdons pas moins, cette chère Eugénie; car je doute qu'avec le caractère que je lui connais, elle consente jamais à revenir en France!

- Não, com uma parenta... Mas nem por isso a perdemos menos, a querida Eugénie, pois duvido que, com o carácter que lhe conheço, consinta alguma vez em regressar a França!

—Que voulez-vous, mon cher baron, dit Monte-Cristo, chagrins de famille, chagrins qui seraient écrasants pour un pauvre diable dont l'enfant serait toute la fortune, mais supportables pour un millionnaire. Les philosophes ont beau dire, les hommes pratiques leur donneront toujours un démenti là-dessus: l'argent console de bien des choses; et vous, vous devez être plus vite consolé que qui que ce soit, si vous admettez la vertu de ce baume souverain: vous, le roi de la finance, le point d'intersection de tous les pouvoirs.»

- Enfim, meu caro barão - disse Monte-Cristo -, desgostos de família, desgostos que seriam pungentes para um pobre diabo cuja filha fosse toda a sua fortuna, mas suportáveis para um milionário. Por mais que os filósofos preguem o contrário, os homens práticos desmenti-los-ão sempre a tal respeito: o dinheiro consola de muitas coisas. E o senhor consolar-se-á mais depressa do que qualquer outro, se admitir a virtude desse bálsamo soberano, porque o senhor é o rei da finança, o ponto de intersecção de todos os poderes!

Danglars lança un coup d'œil oblique au comte, pour voir s'il raillait ou s'il parlait sérieusement.

Danglars olhou de soslaio para o conde, a fim de ver se zombava ou falava a sério.

«Oui, dit-il, le fait est que si la fortune console, je dois être consolé: je suis riche.

- Sim, se de facto a fortuna consola, eu devo estar consolado: sou rico...

—Si riche, mon cher baron, que votre fortune ressemble aux Pyramides; voulût-on les démolir, on n'oserait; osât-on, on ne pourrait.»

- Tão rico, meu caro barão, que a sua fortuna se assemelha às Pirâmides: quisessem demoli-las, e não ousariam; ousassem, e não o conseguiriam...

Danglars sourit de cette confiante bonhomie du comte.

Danglars sorriu da confiante bonomia do conde.

«Cela me rappelle, dit-il, que lorsque vous êtes entré, j'étais en train de faire cinq petits bons; j'en avais déjà signé deux; voulez-vous me permettre de faire les trois autres?

- Isso recorda-me - disse - que quando o senhor entrou estava a passar cinco ordenzinhas. Já tinha assinado duas; dá-me licença que passe as outras três?

- Com certeza, meu caro barão, com certeza.

—Faites, mon cher baron, faites.»

Il y eut un instant de silence, pendant lequel on entendit crier la plume du banquier, tandis que Monte-Cristo regardait les moulures dorées au plafond.

Seguiu-se um instante de silêncio durante o qual se ouviu ranger a pena do banqueiro, enquanto Monte-Cristo observava as molduras douradas do tecto.

«Des bons d'Espagne, dit Monte-Cristo, des bons d'Haïti, des bons de Naples?

- Ordens sobre Espanha, sobre o Haiti ou sobre Nápoles? - perguntou Monte-Cristo.

—Non, dit Danglars en riant de son rire suffisant des bons au porteur, des bons sur la Banque de France. Tenez, ajouta-t-il, monsieur le comte, vous qui êtes l'empereur de la finance, comme j'en suis le roi, avez-vous vu beaucoup de chiffons de papier de cette grandeur-là valoir chacun un million?»

- Não. - respondeu Danglars, rindo presunçosamente - Ordens ao portador, sobre o Banco de França. Veja, Sr. Conde - acrescentou. - o senhor, que é o imperador da finança, tal como eu sou o rei, já viu muitos bocados de papel deste tamanho valerem cada um deles um milhão?

Monte-Cristo prit dans sa main, comme pour les peser, les cinq chiffons de papier que lui présentait orgueilleusement Danglars, et lut:

Monte-Cristo tomou na mão, como que para os pesar, os cinco bocados de papel que Danglars lhe estendia orgulhosamente e leu:

«Plaise à M. le Régent de la Banque de faire payer à mon ordre, et sur les fonds déposés par moi, la somme d'un million, valeur en compte.

Praza ao Sr. Governador do Banco mandar pagar à minha ordem e sobre os fundos depositados por mim a quantia de um milhão, valor em conta. - Barão Danglars

«BARON DANGLARS.»

—Un, deux, trois, quatre, cinq, fit Monte-Cristo; cinq millions! peste! comme vous y allez, seigneur Crésus!

- Um, dois, três, quatro, cinco - contou Monte-Cristo. - Cinco milhÕes! Apre, que desembaraço, Sr. Creso!

—Voilà comme je fais les affaires, moi, dit Danglars.

- Aqui tem como trato dos negócios - declarou Danglars

—C'est merveilleux, si surtout, comme je n'en doute pas, cette somme est payée comptant.

- É maravilhoso, sobretudo se, como, não duvido, essa importância for paga em numerário.

- Sê-lo-á - redarguiu Danglars.

—Elle le sera, dit Danglars.

—C'est beau d'avoir un pareil crédit; en vérité il n'y a qu'en France qu'on voie ces choses-là: cinq chiffons de papier valant cinq millions; et il faut le voir pour le croire.

- É bom ter semelhante crédito. Na verdade, só em França se vêem coisas assim: cinco pedaços de papel valem cinco milhÕes. Apetece ver para crer.

- Duvida?

- Não.

—Vous en doutez?

—Non.

—Vous dites cela avec un accent... Tenez, donnez-vous-en le plaisir: conduisez mon commis à la banque, et vous l'en verrez sortir avec des bons sur le trésor pour la même somme.

- Diz isso num tom... Olhe, tenha esse prazer: leve o meu tesoureiro ao banco e vê-lo-á sair com ordens sobre o Tesouro da mesma importância.

—Non, dit Monte-Cristo pliant les cinq billets, ma foi non, la chose est trop curieuse, et j'en ferai l'expérience moi-même. Mon crédit chez vous était de six millions, j'ai pris neuf cent mille francs, c'est cinq millions cent mille francs que vous restez me devoir. Je prends vos cinq chiffons de papier que je tiens pour bons à la seule vue de votre signature, et voici un reçu général de six millions qui régularise notre compte. Je l'avais préparé d'avance, car il faut vous dire que j'ai fort besoin d'argent aujourd'hui.»

- Não - disse Monte-Cristo, dobrando as cinco ordens. - Assim, não O caso é deveras curioso e farei eu próprio a experiência. O meu crédito sobre o senhor era de seis milhÕes; levantei novecentos mil francos, deve-me cinco milhÕes e cem mil francos. Fico com os seus cinco pedaços de papel, que para considerar válidos me basta estarem assinados por si, e aqui tem um recibo total de seis milhÕes, que regulariza a nossa conta. Passei-o antecipadamente porque devo confessar-lhe que tenho muita necessidade de dinheiro hoje.

E com uma das mãos Monte-Cristo meteu as cinco ordens na algibeira, enquanto com a outra estendia o recibo ao banqueiro.

Et d'une main Monte-Cristo mit les cinq billets dans sa poche, tandis que de l'autre il tendait son reçu au banquier.

Um raio que tivesse caído aos pés de Danglars não o teria aterrado mais.

La foudre tombant aux pieds de Danglars ne l'eût pas écrasé d'une terreur plus grande.

«Quoi! balbutia-t-il, quoi! monsieur le comte, vous prenez cet argent? Mais, pardon, pardon, c'est de l'argent que je dois aux hospices, un dépôt, et j'avais promis de payer ce matin.

- O quê... o quê? - balbuciou. - O Sr. Conde leva esse dinheiro? Mas, perdão, perdão, é dinheiro que devo aos Hospícios, um depósito, e prometi pagá-lo esta manhã...

—Ah! dit Monte-Cristo, c'est différent. Je ne tiens pas précisément à ces cinq billets, payez-moi en autres valeurs; c'était par curiosité que j'avais pris celles-ci, afin de pouvoir dire de par le monde que, sans avis aucun, sans me demander cinq minutes de délai, la maison Danglars m'avait payé cinq millions comptant! c'eût été remarquable! Mais voici vos valeurs; je vous le répète, donnez-m'en d'autres.»

- Bom, isso é diferente - disse Monte-Cristo. - Não considero obrigatório receber precisamente nestas cinco ordens; pague-me noutros valores. Peguei nestes apenas por curiosidade, a fim de poder dizer a toda a gente que, sem qualquer aviso, sem me pedir cinco minutos de espera, a casa Danglars pagara-me cinco milhÕes em numerário! Seria notável! Mas aqui tem os seus valores: repito-lhe, dê-me outros.

Et il tendait les cinq effets à Danglars qui, livide, allongea d'abord la main, ainsi que le vautour allonge la griffe par les barreaux de sa cage pour retenir la chair qu'on lui enlève.

E estendia os cinco documentos a Danglars, que, lívido, estendeu primeiro a mão para os varÕes do cubículo do cofre, tal como um abutre estende as garras para defender a carne que lhe querem tirar.

De súbito reconsiderou, fez um esforço violento e conteve-se.

Tout à coup il se ravisa, fit un effort violent et se contint.

Depois sorriu, suavizaram-se-lhe pouco a pouco os traços do rosto transtornado.

Puis on le vit sourire, arrondir peu à peu les traits de son visage bouleversé.

- De facto, o seu recibo é de dinheiro - observou.

«Au fait, dit-il, votre reçu, c'est de l'argent.

—Oh! mon Dieu, oui! et si vous étiez à Rome, sur mon reçu, la maison Thomson et French ne ferait pas plus de difficulté de vous payer que vous n'en avez fait vous-même.

- Evidentemente, meu Deus! E se o senhor estivesse em Roma, a casa Thomson & French, perante um recibo meu, não poria mais dificuldade em pagar-lhe do que o senhor mesmo pôs.

- Perdão, Sr. Conde, perdão.

—Pardon, monsieur le comte, pardon.

- Posso portanto guardar este dinheiro?

—Je puis donc garder cet argent?

—Oui, dit Danglars en essuyant la sueur qui perlait à la racine de ses cheveux, gardez, gardez.»

- Pode - respondeu Danglars, limpando o suor que lhe perlava a raiz dos cabelos. - Guarde-o, guarde-o.

Monte-Cristo remit les cinq billets dans sa poche avec cet intraduisible mouvement de physionomie qui veut dire:

«Dame! réfléchissez; si vous vous repentez, il est encore temps.

Monte-Cristo meteu as cinco ordens de pagamento na algibeira com essa intraduzível expressão fisionómica que quer dizer «Demónio, veja lá, se se arrependeu, ainda está a tempo!...»

—Non, dit Danglars, non; décidément, gardez mes signatures. Mais, vous le savez, rien n'est formaliste comme un homme d'argent; je destinais cet argent aux hospices et j'eusse cru les voler en ne leur donnant pas précisément celui-là, comme si un écu n'en valait pas un autre. Excusez!»

- Não, não - disse Danglars. - Decididamente, guarde as minhas assinaturas. Mas, como sabe, ninguém é mais formalista do que um financeiro. Destinava esse dinheiro aos hospícios e julgaria roubá-los se lhes não desse precisamente esse, como se um escudo não valesse outro. Desculpe!

Et il se mit à rire bruyamment, mais des nerfs.

E desatou a rir ruidosamente, mas de nervoso.

«J'excuse, répondit gracieusement Monte-Cristo, et j'empoche.»

- Desculpo e embolso - respondeu graciosamente Monte-Cristo.

Et il plaça les bons dans son portefeuille.

E guardou as ordens na carteira.

«Mais, dit Danglars, nous avons une somme de cent mille francs?

- Mas não há mais uma verba de cem mil francos? - observou Danglars.

—Oh! bagatelle, dit Monte-Cristo. L'agio doit monter à peu près à cette somme; gardez-la, et nous serons quittes.

- Uma bagatela! - redarguiu Monte-Cristo. - O ágio deve ascender mais ou menos a essa importância. Guarde-a e ficaremos quites.

—Comte, dit Danglars, parlez-vous sérieusement?

- Conde, o senhor fala a sério? - perguntou Danglars.

—Je ne ris jamais avec les banquiers», répliqua Monte-Cristo avec un sérieux qui frisait l'impertinence.

- Nunca brinco com os banqueiros - replicou Monte-Cristo com uma seriedade que raiava a impertinência.

Et il s'achemina vers la porte, juste au moment où le valet de chambre annonçait:

E encaminhou-se para a porta precisamente no momento em que o criado anunciava:

«M. de Boville, receveur général des hospices.

- O Sr. de Boville, recebedor-geral dos Hospícios.

—Ma foi, dit Monte-Cristo, il paraît que je suis arrivé à temps pour jouir de vos signatures, on se les dispute.»

- Demónio, parece que cheguei a tempo de beneficiar das suas assinaturas! - exclamou Monte-Cristo - Disputam-lhas.

Danglars pâlit une seconde fois, et se hâta de prendre congé du comte.

Danglars empalideceu segunda vez e apressou-se a despedir-se do conde.

Le comte de Monte-Cristo échangea un cérémonieux salut avec M. de Boville, qui se tenait debout dans le salon d'attente, et qui, M. de Monte-Cristo passé, fut immédiatement introduit dans le cabinet de M. Danglars.

Monte-Cristo trocou um cumprimento cerimonioso com o Sr. de Boville, que se encontrava de pé na sala de espera e que, depois dele sair, foi imediatamente introduzido no gabinete do Sr. Danglars.

On eût pu voir le visage si sérieux du comte s'illuminer d'un éphémère sourire à l'aspect du portefeuille que tenait à la main M. le receveur des hospices.

No rosto grave do conde brilhou um sorriso efémero perante o aspecto da pasta que o Sr. Recebedor dos Hospícios trazia na mão.

Encontrou à porta a sua carruagem e fez-se conduzir imediatamente ao banco.

À la porte, il retrouva sa voiture, et se fit conduire sur-le-champ à la Banque.

Entretanto, Danglars dominava o seu nervosismo e vinha ao encontro do recebedor-geral.

Pendant ce temps, Danglars, comprimant toute émotion, venait à la rencontre du receveur général.

Escusado será dizer que o sorriso e a cortesia lhe estavam estereotipados nos lábios.

Il va sans dire que le sourire et la gracieuseté étaient stéréotypés sur ses lèvres.

- Bons dias, meu caro credor, pois apostaria que é ao credor que devo esta visita.

«Bonjour, dit-il, mon cher créancier, car je gagerais que c'est le créancier qui m'arrive.

—Vous avez deviné juste, monsieur le baron, dit M. de Boville, les hospices se présentent à vous dans ma personne; les veuves et les orphelins viennent par mes mains vous demander une aumône de cinq millions.

- Adivinhou, Sr. Barão - respondeu o Sr. de Boville. - Os Hospícios apresentam-se-lhe na minha pessoa. As viúvas e os órfãos vêm pelas minhas mãos pedir-lhe uma esmola de cinco milhÕes.

- E ainda dizem que os órfãos são dignos de lástima! - exclamou Danglars, prolongando o gracejo. - Pobres crianças!

—Et l'on dit que les orphelins sont à plaindre! dit Danglars en prolongeant la plaisanterie; pauvres enfants!

- Pois aqui estou em seu nome - insistiu o Sr. de Boville. - Decerto recebeu a minha carta de ontem?

—Me voici donc venu en leur nom, dit M. de Boville. Vous avez dû recevoir ma lettre hier?

- Recebi.

- Aqui está o meu recibo.

—Oui.

—Me voici avec mon reçu.

—Mon cher monsieur de Boville, dit Danglars, vos veuves et vos orphelins auront, si vous le voulez bien, la bonté d'attendre vingt-quatre heures, attendu que M. de Monte-Cristo, que vous venez de voir sortir d'ici... Vous l'avez vu, n'est-ce pas?

—Oui; eh bien?

- Meu caro Sr. de Boville - disse Danglars -, as suas viúvas e os seus órfãos terão, se o senhor concordar, a bondade de esperar vinte e quatro horas, pois o Sr. de Monte-Cristo, que viu sair daqui... Viu-o, não é verdade?

- Vi, e depois?

- Depois... o Sr. de Monte-Cristo levou-me os seus cinco milhÕes!

—Eh bien, M. de Monte-Cristo emportait leur cinq millions!

- Como assim?...

—Comment cela?

—Le comte avait un crédit illimité sur moi, crédit ouvert par la maison Thomson et French, de Rome. Il est venu me demander une somme de cinq millions d'un seul coup; je lui ai donné un bon sur la Banque: c'est là que sont déposés mes fonds; et vous comprenez, je craindrais, en retirant des mains de M. le régent dix millions le même jour, que cela ne lui parût bien étrange.

«En deux jours, ajouta Danglars en souriant, je ne dis pas.

- o conde tinha um crédito ilimitado sobre mim, crédito aberto pela casa Thomson & French, de Roma, e veio pedir-me cinco milhÕes de uma assentada. Dei-lhe uma ordem de pagamento sobre o Banco de França, onde estão depositados os meus fundos, e como o senhor deve compreender, receio que, retirando das mãos do Sr. Governador dez milhÕes no mesmo dia, isso lhe pareça muito estranho. Em dois dias - acrescentou Danglars, sorrindo - o caso é diferente.

—Allons donc! s'écria M. de Boville avec le ton de la plus complète incrédulité; cinq millions à ce monsieur qui sortait tout à l'heure, et qui m'a salué en sortant comme si je le connaissais?

- Homessa! - exclamou o Sr. de Boville no tom da mais completa incredulidade. - O senhor entregou cinco milhÕes a esse cavalheiro que saiu há bocadinho e que ao sair me cumprimentou como se o conhecesse?...

—Peut-être vous connaît-il sans que vous le connaissiez, vous. M. de Monte-Cristo connaît tout le monde.

- Talvez ele o conheça sem que o senhor o conheça. O Sr. de Monte-Cristo conhece toda a gente.

—Cinq millions!

- Cinco milhÕes!

—Voilà son reçu. Faites comme saint Thomas: voyez et touchez.»

M. de Boville prit le papier que lui présentait Danglars, et lut:

- Aqui está o seu recibo. Faça como S. Tomé: veja e apalpe O Sr. de Boville pegou no papel que Danglars lhe apresentava e leu:

«Reçu de M. le baron Danglars la somme de cinq millions cent mille francs, dont il se remboursera à volonté sur la maison Thomson et French, de Rome.»

«C'est ma foi vrai! dit celui-ci.

Recebi do Sr. Barão a quantia de cinco milhÕes e cem mil francos que lhe serão reembolsados quando quiser pela casa thomson & French de Roma.

- é verdade! - exclamou o recebedor-geral.

—Connaissez-vous la maison Thomson et French?

- Conhece a casa Thomson & French?

—Oui, dit M. de Boville, j'ai fait autrefois une affaire de deux cent mille francs avec elle; mais je n'en ai pas entendu parler depuis.

- Conheço - respondeu o Sr. de Boville. - Fiz uma vez um negócio de duzentos mil francos com ela, mas depois disso nunca mais ouvi falar a seu respeito.

—C'est une des meilleures maisons d'Europe, dit Danglars en rejetant négligemment sur son bureau le reçu qu'il venait de prendre des mains de M. de Boville.

- É uma das melhores casas da Europa - declarou Danglars, atirando negligentemente para cima da secretária o recibo que acabava de recuperar das mãos do Sr. de Boville.

—Et il avait comme cela cinq millions, rien que sur vous? Ah çà! mais c'est donc un nabab que ce comte de Monte-Cristo?

- E ele tinha assim, sem mais nem menos, um crédito de cinco milhÕes sobre o senhor? Caramba, deve ser algum nababo, esse conde de Monte-Cristo!

—Ma foi! je ne sais pas ce que c'est, mais il avait trois crédits illimités: un sur moi, un sur Rothschild, un sur Laffitte, et, ajouta négligemment Danglars, comme vous voyez, il m'a donné la préférence en me laissant cent mille francs pour l'agio.»

- Lá o que é, não sei; mas tinha três créditos ilimitados: um sobre mim, um sobre Rothschild e um sobre Laffitte. E como vê - acrescentou negligentemente Danglars - deu-me a preferência, deixando-me cem mil francos para o ágio.

M. de Boville donna tous les signes de la plus grande admiration.

O Sr. de Boville deu todos os indícios da maior admiração.

«Il faudra que je l'aille visiter, dit-il, et que j'obtienne quelque fondation pieuse pour nous.

—Oh! c'est comme si vous la teniez; ses aumônes seules montent à plus de vingt mille francs par mois.

- Tenho de o ir visitar e de obter qualquer legado pio para nós - declarou. - Oh, é como se já o tivesse! Só as suas esmolas ascendem a mais de vinte mil francos por mês.

—C'est magnifique; d'ailleurs, je lui citerai l'exemple de Mme de Morcerf et de son fils.

- Excelente! Aliás, citar-lhe-ei o exemplo da Sr.a de Morcerf do filho.

—Quel exemple?

- Que exemplo?

—Ils ont donné toute leur fortune aux hospices.

- Doaram toda a sua fortuna aos Hospícios.

—Quelle fortune?

- Que fortuna?

—Leur fortune, celle du général de Morcerf, du défunt.

- A sua fortuna, a do general de Morcerf; do defunto

- E a que propósito?

—Et à quel propos?

—À propos qu'ils ne voulaient pas d'un bien si misérablement acquis.

- A propósito de não quererem bens tão miseravelmente adquiridos.

- De que vivem então?

—De quoi vont-ils vivre?

—La mère se retire en province et le fils s'engage.

- A mãe retirou-se para a província e o filho alistou-se.

—Tiens, tiens, dit Danglars, en voilà des scrupules!

—J'ai fait enregistrer l'acte de donation hier.

- Ora vejam que escrúpulos! - exclamou Danglars.

- Mandei registar ontem a escritura de doação.

- Quanto possuíam?

—Et combien possédaient-ils?

—Oh! pas grand-chose: douze à treize cent mille francs. Mais revenons à nos millions.

- Oh, pouca coisa! Entre um milhão e duzentos mil e um milhão e trezentos mil francos. Mas voltemos aos nossos milhÕes...

—Volontiers, dit Danglars le plus naturellement du monde; vous êtes donc bien pressé de cet argent?

- Pois sim - respondeu Danglars com a maior naturalidade deste mundo. - Tem portanto urgência desse dinheiro?

—Mais oui; la vérification de nos caisses se fait demain.

- Claro que tenho; a verificação das nossas caixas é feita amanhã.

—Demain! que ne disiez-vous cela tout de suite? Mais c'est un siècle, demain! À quelle heure cette vérification?

- amanhã? Porque não disse logo isso? Mas é um século, amanhã! A que horas é a verificação?

—À deux heures.

- às duas horas.

—Envoyez à midi, dit Danglars avec son sourire.

- Mande buscar o dinheiro ao meio-dia - sugeriu Danglars, com um sorriso.

M. de Boville ne répondait pas grand-chose; il faisait oui de la tête et remuait son portefeuille.

—Eh! mais j'y songe, dit Danglars, faites mieux.

O Sr. de Boville não dizia sim, nem não; acenava afirmativamente com a cabeça e agitava a pasta.

—Que voulez-vous que je fasse?

- Oh, tenho uma ideia! - exclamou Danglars. - Faça melhor...

—Le reçu de M. de Monte-Cristo vaut de l'argent; passez ce reçu chez Rothschild ou chez Laffitte; ils vous le prendront à l'instant même.

—Quoique remboursable sur Rome?

- Que quer que eu faça?

- O recibo do Sr. de Monte-Cristo vale dinheiro; apresente-o a Rothschild ou a Laffitte; aceitá-lo-ão imediatamente.

—Certainement; il vous en coûtera seulement un escompte de cinq à six mille francs.

Le receveur fit un bond en arrière.

- Apesar de ser reembolsável em Roma?

- Claro. Isso custar-lhe-á apenas um desconto de cinco a seis mil francos.

«Ma foi! non, j'aime mieux attendre à demain. Comme vous y allez!

O recebedor recuou de um salto

- Oh, assim não! Prefiro esperar para amanhã. O senhor tem cada sugestão!

—J'ai cru un instant, pardonnez-moi, dit Danglars avec une suprême impudence, j'ai cru que vous aviez un petit déficit à combler.

—Ah! fit le receveur.

- Por um momento julguei... desculpe - disse Danglars com a maior impudência -, julguei que tivesse um deficezinho a cobrir...

—Écoutez, cela s'est vu, et dans ce cas on fait un sacrifice.

- Oh! - exclamou o recebedor.

—Dieu merci! non, dit M. de Boville.

- Já tem acontecido, e nesse caso faz-se um sacrifício...

—Alors, à demain; mais sans faute?

- Valha-me Deus, não! - redarguiu o Sr. de Boville.

—Ah çà! mais, vous riez! Envoyez à midi, et la Banque sera prévenue.

- Então, amanhã, não é verdade, meu caro recebedor?

—Je viendrai moi-même.

- Sim, amanhã. Mas sem falta.

—Mieux encore, puisque cela me procurera le plaisir de vous voir.»

Ils se serrèrent la main.

- ora essa! Está a brincar comigo? Mande buscar o dinheiro ao meio-dia e o banco estará prevenido.

«À propos, dit M. de Boville, n'allez-vous donc point à l'enterrement de cette pauvre Mlle de Villefort, que j'ai rencontré sur le boulevard?

- Virei eu próprio.

- Melhor ainda, pois isso proporcionar-me-á o prazer de o ver.

Apertaram a mão.

—Non, dit le banquier, je suis encore un peu ridicule depuis l'affaire de Benedetto, et je fais un plongeon.

- A propósito - disse o Sr de Boville -, não vai ao funeral da pobre Mademoiselle de Villefort, que encontrei no bulevar?

—Bah! vous avez tort; est-ce qu'il y a de votre faute dans tout cela?

- Não - respondeu o banqueiro. - Sinto-me ainda um pouco ridículo depois do caso de Benedetto e não quero dar nas vistas.

—Écoutez, mon cher receveur, quand on porte un nom sans tache comme le mien, on est susceptible.

- Ora, ora, deixe-se disso! Que culpa tem o senhor do que aconteceu?

—Tout le monde vous plaint, soyez-en persuadé, et, surtout, tout le monde plaint mademoiselle votre fille.

- Ouça, meu caro recebedor: quando se tem um nome sem mácula como o meu, é-se susceptível.

—Pauvre Eugénie! fit Danglars avec un profond soupir. Vous savez qu'elle entre en religion, monsieur?

- Toda a gente o lamenta, garanto-lhe, e sobretudo toda a gente lamenta a menina sua filha.

—Non.

- Pobre Eugénie! - exclamou Danglars com um profundo suspiro. - Sabe que resolveu professar?

—Hélas! ce n'est que malheureusement trop vrai. Le lendemain de l'événement, elle s'est décidée à partir avec une religieuse de ses amies; elle va chercher un couvent bien sévère en Italie ou en Espagne.

—Oh! c'est terrible!»

- Não...

- Pois infelizmente é verdade. No dia seguinte ao que aconteceu, decidiu partir com uma religiosa sua amiga. Foi procurar um convento bastante severo em Itália ou em Espanha.

Et M. de Boville se retira sur cette exclamation en faisant au père mille compliments de condoléance. Mais il ne fut pas plus tôt dehors, que Danglars, avec une énergie de geste que comprendront ceux-là seulement qui ont vu représenter Robert Macaire, par Frédérick, s'écria:

«Imbécile!»

Et serrant la quittance de Monte-Cristo dans un petit portefeuille:

- Oh, isso é terrível!

E o Sr. de Boville retirou-se depois desta exclamação, apresentando ao pai mil cumprimentos de condolências.

Mas ainda mal tinha transposto a porta quando Danglars exclamou, com um gesto enérgico que só compreenderão aqueles que viram representar Roberto Macário por Frédérick.

«Viens à midi, ajouta-t-il, à midi, je serai loin.»

E fechando o recibo de Monte-Cristo numa carteirinha, acrescentou:

Puis il s'enferma à double tour, vida tous les tiroirs de sa caisse, réunit une cinquantaine de mille francs en billets de banque, brûla différents papiers, en mit d'autres en évidence, et commença d'écrire une lettre qu'il cacheta, et sur laquelle il mit pour suscription:

«À madame la baronne Danglars.»

- Vem ao meio-dia, que ao meio-dia já estarei longe...

Em seguida fechou-se à chave, despejou todas as gavetas do cofre, reuniu uns cinquenta mil francos em notas, queimou diversos papéis, pôs outros em evidência e escreveu uma carta, que lacrou e endereçou «à Sr.a Baronesa Danglars».

«Ce soir, murmura-t-il, je la placerai moi-même sur sa toilette.»

- Esta noite colocá-la-ei pessoalmente no seu toucador - murmurou.

Puis, tirant un passeport de son tiroir.

Depois tirou um passaporte de uma gaveta e disse:

«Bon, dit-il, il est encore valable pour deux mois.»

- Bom, ainda é válido por dois meses...