Das Bildnis des Dorian Gray.  Oscar Wilde
Kapitel 2. (Chapitre 2. )
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Sie traten ein und erblickten Dorian Gray. Er saß am Klavier, wendete ihnen den Rücken und blätterte in einem Bande mit Schumanns Waldszenen. »Die mußt du mir leihen, Basil,« rief er. »Ich will sie spielen lernen. Sie sind ganz entzückend!«

»Das hängt ganz davon ab, wie du heute sitzt, Dorian.«

En entrant, ils aperçurent Dorian Gray. Il était assis au piano, leur tournant le dos, feuilletant les pages d’un volume des « Scènes de la Forêt » de Schumann.

– Vous allez me les prêter, Basil, cria-t-il... Il faut que je les apprenne. C’est tout à fait charmant.

»Oh, ich habe das Sitzen satt, ich brauche kein lebensgroßes Bild von mir,« antwortete der junge Mann und drehte sich nach Art eines eigenwilligen, launischen Knaben auf dem Klavierstuhl herum. Als er Lord Henry gewahrte, färbte ein schwaches Rot einen Augenblick seine Wangen, und er sprang auf. »Ich bitte um Entschuldigung, Basil, aber ich wußte nicht, daß jemand bei dir ist.«

– Cela dépend comment vous poserez aujourd’hui, Do-rian...

– Oh ! Je suis fatigué de poser, et je n’ai pas besoin d’un portrait grandeur naturelle, riposta l’adolescent en évoluant sur le tabouret du piano d’une manière pétulante et volontaire...

Une légère rougeur colora ses joues quand il aperçut lord Henry, et il s’arrêta court...

– Je vous demande pardon, Basil, mais je ne savais pas que vous étiez avec quelqu’un...

»Das ist Lord Henry Wotton, Dorian, ein alter Freund von mir aus Oxford. Ich habe ihm eben erzählt, wie famos du sitzt, und jetzt hast du alles verdorben.«

– C’est lord Henry Wotton, Dorian, un de mes vieux amis d’Oxford. Je lui disais justement quel admirable modèle vous étiez, et vous venez de tout gâter...

»Mein Vergnügen, Sie kennen zu lernen, haben Sie nicht verdorben, Herr Gray,« sagte Lord Henry, indem er auf ihn zuging und die Hand ausstreckte. »Meine Tante hat mir oft von Ihnen gesprochen. Sie sind einer ihrer Günstlinge und ich fürchte, auch ihrer Opfer.«

– Mais mon plaisir n’est pas gâté de vous rencontrer, Mr Gray, dit lord Henry en s’avançant et lui tendant la main. Ma tante m’a parlé souvent de vous. Vous êtes un de ses favoris, et, je le crains, peut-être aussi... une de ses victimes...

»Ich stehe zur Zeit bei Lady Agatha im schwarzen Buch,« antwortete Dorian und machte ein komisch bußfertiges Gesicht. »Ich versprach ihr, letzten Dienstag mit ihr in einen Klub in Whitechapel zu gehen, und ich habe es in der Tat völlig vergessen. Wir hätten zusammen vierhändig spielen sollen – drei Stücke, glaube ich. Ich weiß nicht, was sie zu mir sagen wird. Ich fürchte mich hinzugehn.«

– Hélas ! Je suis à présent dans ses mauvais papiers, répli-qua Dorian avec une moue drôle de repentir. Mardi dernier, je lui avais promis de l’accompagner à un club de Whitechapel et j’ai parfaitement oublié ma promesse. Nous devions jouer en-semble un duo... ; un duo, trois duos, plutôt !... Je ne sais pas ce qu’elle va me dire ; je suis épouvanté à la seule pensée d’aller la voir.

»Oh, ich werde Sie mit meiner Tante versöhnen. Sie ist Ihnen überaus gewogen, und ich glaube nicht, daß es in Wahrheit etwas ausmacht, daß Sie nicht dort waren. Die Zuhörer dachten vermutlich, es sei vierhändig. Wenn Tante Agatha sich ans Klavier setzt, macht sie völlig genug Lärm für zwei Personen.«

– Oh ! Je vous raccommoderai avec ma tante. Elle vous est toute dévouée, et je ne crois pas qu’il y ait réellement matière à fâcherie. L’auditoire comptait sur un duo ; quant ma tante Aga-the se met au piano, elle fait du bruit pour deux...

»Das ist recht abscheulich gegen sie und nicht sehr hübsch gegen mich,« erwiderte Dorian und lachte.

– C’est méchant pour elle... et pas très gentil pour moi, dit Dorian en éclatant de rire...

Lord Henry sah ihn an. Ja, er war sicher wunderbar schön mit seinen fein geschwungenen Purpurlippen, seinen treuherzigen blauen Augen und seinem gewellten Goldhaar. Es lag etwas in seinen Mienen, das sofort Vertrauen hervorrief. Aller Schimmer der Jugend war da, und ebenso all die leidenschaftliche Keuschheit der Jugend. Man fühlte, er hatte sich in seiner Unbeflecktheit vor der Welt bewahrt. Kein Wunder, daß Basil Hallward ihn anbetete.

Lord Henry l’observait... Certes, il était merveilleusement beau avec ses lèvres écarlates finement dessinées, ses clairs yeux bleus, sa chevelure aux boucles dorées. Tout dans sa face attirait la confiance ; on y trouvait la candeur de la jeunesse jointe à la pureté ardente de l’adolescence. On sentait que le monde ne l’avait pas encore souillé. Comment s’étonner que Basil Hall-ward l’estimât pareillement ?...

»Sie sind zu hübsch, um sich mit Wohltätigkeit zu befassen, Herr Gray – viel zu hübsch.« Und Lord Henry warf sich auf den Diwan und nahm eine Zigarette.

– Vous êtes vraiment trop charmant pour vous occuper de philanthropie, Mr Gray, trop charmant...

Et lord Henry, s’étendant sur le divan, ouvrit son étui à ci-garettes.

Der Maler hatte sich damit beschäftigt, seine Farben zu mischen und seine Pinsel zurechtzumachen. Er sah gequält aus, und als er Lord Henrys letzte Bemerkung hörte, sah er ihn an, zögerte einen Augenblick und sagte dann: »Harry, ich möchte dieses Bild heute fertig bekommen. Fändest du es sehr grob von mir, wenn ich dich bäte fortzugehn?«

Le peintre s’occupait fiévreusement de préparer sa palette et ses pinceaux... Il avait l’air ennuyé ; quand il entendit la der-nière remarque de lord Henry il le fixa... Il hésita un moment, puis se décidant :

– Harry, dit-il, j’ai besoin de finir ce portrait aujourd’hui. M’en voudriez-vous si je vous demandais de partir... ?

Lord Henry lächelte und schaute Dorian Gray an. »Soll ich gehn, Herr Gray?« fragte er.

Lord Henry sourit et regarda Dorian Gray.

– Dois-je m’en aller, Mr Gray ? interrogea-t-il.

»Oh, bitte nein, Lord Henry. Ich sehe, Basil ist wieder einmal schlecht aufgelegt, und ich kann ihn gar nicht leiden, wenn er verdrossen ist. Außerdem möchte ich Sie gern fragen, warum ich mich nicht mit Wohltätigkeit befassen soll?«

– Oh ! non, je vous en prie, lord Henry. Je vois que Basil est dans de mauvaises dispositions et je ne puis le supporter quand il fait la tête... D’abord, j’ai besoin de vous demander pourquoi je ne devrais pas m’occuper de philanthropie.

»Ich weiß nicht, ob ich Ihnen das sagen soll, Herr Gray. Es ist ein so langweiliges Thema, daß man ernsthaft darüber reden müßte. Aber sicher werde ich nicht fortgehn, nachdem Sie mir erlaubt haben zu bleiben. Du bist doch nicht im Ernst dagegen, Basil, nicht wahr? Du hast mir oft gesagt, es sei dir recht, wenn die, die dir sitzen, einen haben, mit dem sie plaudern können.«

– Je ne sais ce que je dois vous répondre, Mr Gray. C’est un sujet si assommant qu’on ne peut en parler que sérieusement... Mais je ne m’en irai certainement pas, puisque vous me deman-dez de rester. Vous ne tenez pas absolument à ce que je m’en aille, Basil, n’est-ce pas ? Ne m’avez-vous dit souvent que vous aimiez avoir quelqu’un pour bavarder avec vos modèles ?

Hallward biß sich auf die Lippen. »Wenn Dorian es wünscht, mußt du natürlich bleiben. Dorians Launen sind für jeden Gesetz, außer ihm selbst.«

Hallward se mordit les lèvres...

– Puisque Dorian le désire, vous pouvez rester. Ses caprices sont des lois pour chacun, excepté pour lui.

Lord Henry griff nach Hut und Handschuhen. »Trotz deiner dringlichen Aufforderung, Basil, fürchte ich, ich muß gehn. Ich habe versprochen, jemanden im Orleans zu treffen. Adieu, Herr Gray! Bitte, besuchen Sie mich einmal nachmittags in Eurzon Street. Um fünf Uhr bin ich fast immer zu Hause. Schreiben Sie mir, an welchem Tage Sie kommen. Es täte mir leid, wenn Sie mich verfehlten.«

Lord Henry prit son chapeau et ses gants.

– Vous êtes trop bon, Basil, mais je dois m’en aller. J’ai un rendez-vous avec quelqu’un à l’« Orléans » ... adieu, Mr Gray. Venez me voir une de ces après-midi à Curzon Street. Je suis presque toujours chez moi vers cinq heures. Écrivez-moi quand vous viendrez : je serais désolé de ne pas vous rencontrer.

»Basil,« rief Dorian Gray, »wenn Lord Henry Wotton geht, gehe ich auch. Du machst nie den Mund auf, solange du malst, und es ist schrecklich ermüdend, auf einem Podium zu stehn und sich Mühe zu geben, hübsch auszusehen. Bitte ihn zu bleiben. Ich bestehe darauf!«

– Basil, s’écria Dorian Gray, si lord Henry Wotton s’en va, je m’en vais aussi. Vous n’ouvrez jamais la bouche quand vous peignez et c’est horriblement ennuyeux de rester planté sur une plate-forme et d’avoir l’air aimable. Demandez-lui de rester. J’insiste pour qu’il reste.

»Bleibe, Harry, du machst Dorian ein Vergnügen damit und mir auch,« sagte Hallward, ohne von seinem Bild aufzuschauen. »Es ist völlig wahr, ich rede nie während der Arbeit und höre ebensowenig zu, und das muß für die Unglücklichen, die mir sitzen, schrecklich langweilig sein. Ich bitte dich, bleib!«

– Restez donc, Harry, pour satisfaire Dorian et pour me sa-tisfaire, dit Hallward regardant attentivement le tableau. C’est vrai, d’ailleurs, je ne parle jamais quand je travaille, et n’écoute davantage, et je comprends que ce soit agaçant pour mes infor-tunés modèles. Je vous prie de rester.

»Aber was mache ich mit meinem Mann im Orleans?«

– Mais que va penser la personne qui m’attend à l’« Or-léans » ?

Der Maler lachte. »Ich glaube, das wird keinerlei Schwierigkeiten machen. Setz dich wieder, Harry. Und nun, Dorian, geh auf das Podium und bewege dich nicht zu viel und achte nicht auf das, was Lord Henry sagt. Er hat einen sehr schlechten Einfluß auf alle seine Freunde, mich allein ausgenommen.«

Le peintre se mit à rire.

– Je pense que cela s’arrangera tout seul... Asseyez-vous, Harry... Et maintenant, Dorian, montez sur la plate-forme ; ne bougez pas trop et tâchez de n’apporter aucune attention à ce que vous dira lord Henry. Son influence est mauvaise pour tout le monde, sauf pour lui-même...

Dorian Gray ging mit der Miene eines jungen griechischen Märtyrers die Stufen zum Podium hinauf und stieß gegen Lord Henry einen leichten, drolligen Seufzer aus. Er gefiel ihm gut. Er war so anders als Basil. Sie bildeten einen reizenden Kontrast. Und er hatte so eine schöne Stimme. Nach ein paar Augenblicken sagte er zu ihm: »Üben Sie wirklich einen sehr schlechten Einfluß aus, Lord Henry? So schlecht, wie Basil sagt?«

Dorian Gray gravit la plate-forme avec l’air d’un jeune mar-tyr grec, en faisant une petite moue de mécontentement à lord Henry qu’il avait déjà pris en affection ; il était si différent de Basil, tous deux ils formaient un délicieux contraste... et lord Henry avait une voix si belle... Au bout de quelques instants, il lui dit :

»So etwas wie guten Einfluß gibt es nicht, Herr Gray. Jeder Einfluß ist unmoralisch – unmoralisch im wissenschaftlichen Sinne.«

– Est-ce vrai que votre influence soit aussi mauvaise que Basil veut bien le dire ?

»Warum?«

– J’ignore ce que les gens entendent par une bonne in-fluence, Mr Gray. Toute influence est immorale... immorale, au point de vue scientifique...

»Weil, wer einen Menschen beeinflußt, ihm seine eigene Seele gibt. Er denkt nicht seine natürlichen Gedanken und glüht nicht in seinem natürlichen Feuer. Seine Tugenden gehören nicht wirklich ihm. Seine Sünden, wenn es so etwas wie Sünden gibt, sind geborgte. Er wird ein Echo der Musik irgendeines Fremden, Schauspieler einer Rolle, die nicht für ihn geschrieben wurde. Das Ziel des Lebens ist Selbstentfaltung. Seine eigene Natur vollkommen zu verwirklichen – dafür ist jeder von uns da. Die Menschen von heutzutage haben Angst vor sich selbst. Sie haben die höchste aller Pflichten vergessen, die Pflicht, die man sich selbst gegenüber hat. Natürlich sind sie wohltätig. Sie nähren den Hungrigen und kleiden den Bettler. Aber ihre eigenen Seelen sterben Hungers und sind nackt. Der Mut ist unserm Geschlecht verloren gegangen. Vielleicht haben wir ihn nie wirklich besessen. Die Furcht vor der Gesellschaft, die die Grundlage der Moral ist, die Furcht vor Gott, die das Geheimnis der Religion ist – das sind die zwei Dinge, die uns beherrschen. Und doch ...«

– Et pourquoi ?

– Parce que je considère qu’influencer une personne, c’est lui donner un peu de sa propre âme. Elle ne pense plus avec ses pensées naturelles, elle ne brûle plus avec ses passions naturel-les. Ses vertus ne sont plus siennes. Ses péchés, s’il y a quelque chose de semblable à des péchés, sont empruntés. Elle devient l’écho d’une musique étrangère, l’acteur d’une pièce qui ne fut point écrite pour elle. Le but de la vie est le développement de la personnalité. Réaliser sa propre nature : c’est ce que nous tâ-chons tous de faire. Les hommes sont effrayés d’eux-mêmes aujourd’hui. Ils ont oublié le plus haut de tous les devoirs, le devoir que l’on se doit à soi-même. Naturellement ils sont chari-tables. Ils nourrissent le pauvre et vêtent le loqueteux ; mais ils laissent crever de faim leurs âmes et vont nus. Le courage nous a quittés ; peut-être n’en eûmes-nous jamais ! La terreur de la Société, qui est la base de toute morale, la terreur de Dieu, qui est le secret de la religion : voilà les deux choses qui nous gou-vernent. Et encore...

»Bitte, drehe den Kopf ein wenig mehr nach rechts, Dorian, sei so lieb!« sagte der Maler, der tief in seine Arbeit versenkt war und nur gewahrte, daß ein Zug in das Gesicht des Jünglings gekommen war, den er vorher nie darin gesehen hatte.

– Tournez votre tête un peu plus à droite, Dorian, comme un bon petit garçon, dit le peintre enfoncé dans son œuvre, ve-nant de surprendre dans la physionomie de l’adolescent un air qu’il ne lui avait jamais vu.

»Und doch,« fuhr Lord Henry mit seiner sanften, wohlklingenden Stimme und mit der anmutigen Handbewegung fort, die so bezeichnend an ihm war und die er schon seinerzeit in Eton gehabt hatte, »ich glaube, wenn ein einziger Mensch sein Leben völlig und ganz ausleben wollte, jeder Empfindung Form, jedem Gedanken Ausdruck, jedem Traum Wirklichkeit geben wollte – ich glaube, die Welt erhielte einen solchen Schwung von Freudigkeit, daß wir all das Siechtum aus den Zeiten des Mittelalters vergäßen und zum hellenischen Ideal zurückkehrten – vielleicht zu etwas, das intimer und reicher wäre als das hellenische Ideal. Aber der Tapferste unter uns hat Angst vor sich selber. Die Selbstverstümmelung der Wilden lebt in tragischer Weise in der Selbstverleugnung fort, die unser Leben verstümmelt. Wir werden für unser Verleugnen gestraft. Jeder Trieb, den wir ersticken möchten, wühlt sich im Geiste fort und vergiftet uns. Der Körper sündigt nur einmal und hat die Sünde abgetan, denn das Tun ist eine Art Reinigung. Es bleibt nichts übrig als die Erinnerung an eine Lust oder der köstliche Schmerz, daß sie vorbei ist. Der einzige Weg, eine Versuchung loszuwerden, ist, ihr nachzugeben. Widerstehe ihr, und deine Seele wird krank vor Sehnsucht nach den Dingen, die sie sich selber verboten hat, vor Verlangen nach dem, was ihre ungeheuerlichen Gesetze zu etwas Ungeheuerlichem und Gesetzwidrigem gemacht haben. Man hat wohl gesagt, die größten Geschehnisse in der Welt ereigneten sich im Hirne. Im Hirne, und einzig und allein im Hirne ereignen sich auch die großen Sünden der Welt. Sie, Herr Gray, Sie selber mit Ihrer rosigen Jugend und Ihrer Knabenunschuld, die wie weiße Rosen ist, Sie haben Leidenschaften gehabt, die Ihnen bange machten, Gedanken, die Sie in Schrecken setzten, Träume bei Tag und Träume im Schlaf, die, wenn Sie nur daran denken, das Blut der Scham in Ihre Wangen jagen ...«

– Et encore, continua la voix musicale de lord Henry sur un mode bas, avec cette gracieuse flexion de la main qui lui était particulièrement caractéristique et qu’il avait déjà au collège d’Eton, je crois que si un homme voulait vivre sa vie pleinement et complètement, voulait donner une forme à chaque sentiment, une expression à chaque pensée, une réalité à chaque rêve, je crois que le monde subirait une telle poussée nouvelle de joie que nous en oublierions toutes les maladies médiévales pour nous en retourner vers l’idéal grec, peut-être même à quelque chose de plus beau, de plus riche que cet idéal ! Mais le plus brave d’entre nous est épouvanté de lui-même. Le reniement de nos vies est tragiquement semblable à la mutilation des fanati-ques. Nous sommes punis pour nos refus. Chaque impulsion que nous essayons d’anéantir, germe en nous et nous empoi-sonne. Le corps pèche d’abord, et se satisfait avec son péché, car l’action est un mode de purification. Rien ne nous reste que le souvenir d’un plaisir ou la volupté d’un regret. Le seul moyen de se débarrasser d’une tentation est d’y céder. Essayez de lui résis-ter, et votre âme aspire maladivement aux choses qu’elle s’est défendues ; avec, en plus, le désir pour ce que des lois mons-trueuses ont fait illégal et monstrueux.

« Ceci a été dit que les grands événements du monde pren-nent place dans la cervelle. C’est dans la cervelle, et là, seule-ment, que prennent aussi place les grands péchés du monde. Vous, Mr Gray, vous-même avec votre jeunesse rose-rouge, et votre enfance rose-blanche, vous avez eu des passions qui vous ont effrayé, des pensées qui vous rempli de terreur, des jours de rêve et des nuits de rêve dont le simple rappel colorerait de honte vos joues...

»Halten Sie ein!« rief Dorian Gray mit versagender Stimme, »halten Sie ein, mir wird wirr von Ihren Reden. Ich weiß nicht, was ich sagen soll. Es gibt eine Antwort auf Ihre Worte, aber ich kann sie nicht finden. Sprechen Sie nicht! Lassen Sie mich nachdenken. Oder lieber, lassen Sie mich den Versuch machen, nicht nachzudenken.«

– Arrêtez, dit Dorian Gray hésitant, arrêtez ! vous m’embarrassez. Je ne sais que vous répondre. J’ai une réponse à vous faire que je ne puis trouver. Ne parlez pas ! Laissez-moi penser ! Par grâce ! Laissez-moi essayer de penser !

Fast zehn Minuten lang stand er da, ohne sich zu regen, mit geöffneten Lippen und einem seltsamen Glanz in den Augen. Er war sich undeutlich bewußt, daß völlig neue Einflüsse in ihm am Werke seien. Jedoch schienen sie ihm in Wahrheit aus ihm selbst gekommen. Die paar Worte, die Basils Freund zu ihm gesprochen hatte – Worte, die ohne Zweifel von ungefähr und mit absichtlicher Paradoxie gesprochen waren –, hatten eine geheime Saite berührt, die zuvor nie berührt worden war, die er aber jetzt zittern und in seltsamer Wildheit rauschen hörte.

Pendant presque dix minutes, il demeura sans faire un mouvement, les lèvres entr’ouvertes et les yeux étrangement brillants. Il semblait avoir obscurément conscience que le tra-vaillaient des influences tout à fait nouvelles, mais elles lui pa-raissaient venir entièrement de lui-même. Les quelques mots que l’ami de Basil lui avait dits – mots dits sans doute par ha-sard et chargés de paradoxes voulus – avaient touché quelque corde secrète qui n’avait jamais été touchée auparavant mais qu’il sentait maintenant palpitante et vibrante en lui.

Die Musik hatte ihn so ähnlich erregt. Die Musik hatte ihn oft wirr gemacht. Aber die Musik war unbestimmt. Sie erzeugte in einem nicht eine neue Welt, sondern eher ein neues Chaos. Worte! bloße Worte! Wie furchtbar sie waren! Wie deutlich und lebendig und grausam! Man konnte ihnen nicht entrinnen. Und was war doch in ihnen für eine feine Magie! Sie schienen imstande, gestaltlosen Dingen plastische Gestalt zu geben und eine Musik in sich zu bergen, die so süß war wie die der Bratsche oder der Laute. Bloße Worte! Gab es denn irgend etwas, das so wirklich war wie Worte?

La musique l’avait ainsi remué déjà ; elle l’avait troublé bien des fois. Ce n’est pas un nouveau monde, mais bien plutôt un nouveau chaos qu’elle crée en nous...

Les mots ! Les simples mots ! Combien ils sont terribles ! Combien limpides, éclatants ou cruels ! On voudrait leur échap-per. Quelle subtile magie est donc en eux ?... On dirait qu’ils donnent une forme plastique aux choses informes, et qu’ils ont une musique propre à eux-mêmes aussi douce que celle du luth ou du violon ! Les simples mots ! Est-il quelque chose de plus réel que les mots ?

Ja: es hatte in seinem Jünglingsknabentum Dinge gegeben, die er nicht verstanden hatte. Er verstand sie jetzt. Das Leben wurde für ihn plötzlich feuerfarben. Ihm schien, er sei in leibhaftem Feuer gewandelt. Warum hatte er es nicht gemerkt?

Oui, il y avait eu des choses dans son enfance qu’il n’avait point comprises ; il les comprenait maintenant. La vie lui appa-rut soudain ardemment colorée. Il pensa qu’il avait jusqu’alors marché à travers les flammes ! Pourquoi ne s’était-il jamais douté de cela ?

Mit seinem feinen Lächeln beobachtete ihn Lord Henry. Er verstand sich auf den feinen psychologischen Moment, wo es galt, nicht zu reden. Er war stark interessiert. Er war über den plötzlichen Eindruck erstaunt, den seine Worte hervorgebracht hatten; er erinnerte sich an ein Buch, das er mit sechzehn Jahren gelesen, ein Buch, das ihm vieles offenbart hatte, was er zuvor nicht gekannt, und so war er neugierig, ob Dorian Gray jetzt ein ähnliches Erlebnis hätte. Er hatte nur einen Pfeil in die Luft geschossen. Hatte er ins Schwarze getroffen? Wie bezaubernd der Junge war!

Lord Henry le guettait, son mystérieux sourire aux lèvres. Il connaissait le moment psychologique du silence... Il se sentait vivement intéressé. Il s’étonnait de l’impression subite que ses paroles avaient produite ; se souvenant d’un livre qu’il avait lu quand il avait seize ans et qui lui avait révélé ce qu’il avait tou-jours ignoré, il s’émerveilla de voir Dorian Gray passer par une semblable expérience. Il avait simplement lancé une flèche en l’air. Avait-elle touché le but ?... Ce garçon était vraiment inté-ressant.

Hallward malte mit seinem wundervollen kühnen Pinselstrich, der die wahre Feinheit und vollkommene Zartheit an sich hatte, die, in der Kunst jedenfalls, nur aus der Kraft kommt, drauf los. Er merkte nichts von dem Schweigen.

Hallward peignait avec cette remarquable sûreté de main, qui le caractérisait ; il possédait cette élégance, cette délicatesse parfaite qui, en art, proviennent toujours de la vraie force. Il ne faisait pas attention au long silence planant dans l’atelier.

»Basil, ich habe genug gestanden!« rief Dorian Gray plötzlich. »Ich muß hinausgehn und mich in den Garten setzen. Die Luft hier ist zum Ersticken.«

– Basil, je suis fatigué de poser, cria tout à coup Dorian Gray. J’ai besoin de sortir et d’aller dans le jardin. L’air ici est suffocant...

»Mein Lieber, das tut mir sehr leid. Wenn ich beim Malen bin, kann ich an nichts anderes denken. Aber du hast nie besser gesessen. Du warst völlig ruhig. Und ich habe den Effekt erhascht, den ich brauchte, die halb offenen Lippen und den Glanz in den Augen. Ich weiß nicht, was Harry zu dir gesagt hat, aber sicher hat er bewirkt, daß du den wundervollsten Ausdruck hast. Ich vermute, er hat dir Schmeicheleien gesagt. Du mußt kein Wort von allem, was er sagt, glauben.«

– Mon cher ami, j’en suis désolé. Mais quand je peins, je ne pense à rien autre chose. Vous n’avez jamais mieux posé. Vous étiez parfaitement immobile, et j’ai saisi l’effet que je cherchais : les lèvres demi-ouvertes et l’éclair des yeux... Je ne sais pas ce que Harry a pu vous dire, mais c’est à lui certainement que vous devez cette merveilleuse expression. Je suppose qu’il vous a complimenté. Il ne faut pas croire un mot de ce qu’il dit.

»Er hat mir gewiß keine Schmeicheleien gesagt. Vielleicht glaube ich darum nichts von allem, was er gesagt hat.«

– Il ne m’a certainement pas complimenté. Peut-être est-ce la raison pour laquelle je ne veux rien croire de ce qu’il m’a ra-conté.

»Sie wissen, daß Sie es alles glauben,« sagte Lord Henry und sah ihn mit seinen träumerischen, lockenden Augen an. »Ich komme mit Ihnen in den Garten. Es ist furchtbar heiß im Atelier. Basil, verschaffe uns ein Eisgetränk, mit Erdbeeren darin.«

– Bah !... Vous savez bien que vous croyez tout ce que je vous ai dit, riposta Lord Henry, le regardant avec ses yeux lan-goureux et rêveurs. Je vous accompagnerai au jardin. Il fait une chaleur impossible dans cet atelier... Basil, faites-nous donc ser-vir quelque chose de glacé, une boisson quelconque aux fraises.

»Gern, Harry. Drücke nur auf die Klingel, und wenn Parker kommt, werde ich ihm sagen, was ihr haben wollt. Ich bin jetzt mit dem Hintergrund hier beschäftigt und werde also später zu euch kommen. Halte Dorian nicht zu lange auf! Ich bin nie besser zum Malen aufgelegt gewesen als heute. Das wird mein Meisterwerk werden! Wie es dasteht, ist es mein Meisterwerk!«

– Comme il vous conviendra, Harry... Sonnez Parker ; quand il viendra, je lui dirai ce que vous désirez... J’ai encore à travailler le fond du portrait, je vous rejoindrai bientôt. Ne me gardez pas Dorian trop longtemps. Je n’ai jamais été pareille-ment disposé à peindre. Ce sera sûrement mon chef-d’œuvre... et ce l’est déjà.

Lord Henry ging in den Garten hinaus und fand Dorian Gray, wie er sein Gesicht in den großen kühlen Fliederblütenbüscheln badete und fiebrig ihren Duft schlürfte, als wäre er Wein. Er trat nahe zu ihm hin und legte ihm die Hand auf die Schulter. »Sie tun ganz recht daran, es so zu machen,« sprach er leise. »Nichts kann die Seele heilen als die Sinne, gerade wie nichts die Sinne heilen kann als die Seele.«

Lord Henry, en pénétrant dans le jardin, trouva Dorian Gray la face ensevelie dans un frais bouquet de lilas en aspirant ardemment le parfum comme un vin précieux... Il s’approcha de lui et mit la main sur son épaule...

– Très bien, lui dit-il ; rien ne peut mieux guérir l’âme que les sens, comme rien ne saurait mieux que l’âme guérir les sens.

Der Jüngling fuhr zusammen und trat zurück. Er war barhäuptig, und die Zweige hatten seine widerspenstigen Locken verwirrt und ihre goldenen Strähnen in Unordnung gebracht. Es war ein furchtsamer Ausdruck in seinen Augen, wie ihn Menschen haben, die man plötzlich geweckt hat. Seine fein gebauten Nüstern bebten, und irgendein versteckter Nerv riß leise an seinen Purpurlippen, so daß sie in einem Zittern blieben.

L’adolescent tressaillit et se retourna... Il était tête nue, et les feuilles avaient dérangé ses boucles rebelles, emmêlé leurs fils dorés. Dans ses yeux nageait comme de la crainte, cette crainte que l’on trouve dans les yeux des gens éveillés en sur-saut... Ses narines finement dessinées palpitaient, et quelque trouble caché aviva le carmin de ses lèvres frissonnantes.

»Ja,« fuhr Lord Henry fort, »das ist eins der großen Geheimnisse des Lebens: die Seele mittelst der Sinne, und die Sinne mittelst der Seele zu heilen. Sie sind ein prächtiges Menschenkind! Sie wissen mehr, als Sie denken, gerade wie Sie weniger wissen, als Ihnen zu wissen nottut.«

– Oui, continua lord Henry, c’est un des grands secrets de la vie, guérir l’âme au moyen des sens, et les sens au moyen de l’âme. Vous êtes une admirable créature. Vous savez plus que vous ne pensez savoir, tout ainsi que vous pensez connaître moins que vous ne connaissez.

Dorian Gray runzelte die Stirn und wandte den Kopf ab. Er mußte den jungen Mann, der groß und anmutig neben ihm stand, liebhaben. Sein romantisches, olivenfarbenes Gesicht und der müde Ausdruck darin interessierten ihn. Es war etwas in dem müden Ton seiner Stimme, was völlig bezauberte. Auch seine kühlen, weißen, blumenhaften Hände hatten einen besonderen Reiz. Sie bewegten sich wie Musik, wenn er sprach, und schienen eine eigene Sprache zu haben. Aber er fühlte Angst vor ihm und schämte sich, Angst zu haben. Warum war es einem Fremden vorbehalten geblieben, ihn sich selbst zu offenbaren? Basil Hallward kannte er seit Monaten, aber die Freundschaft zwischen ihnen hatte ihn nie geändert. Plötzlich war einer in sein Leben eingetreten, der ihm das Geheimnis des Lebens enthüllt zu haben schien. Und doch, wovor sollte er Angst haben? Er war kein Schulknabe und kein junges Mädchen. Es war töricht, zage zu sein.

Dorian Gray prit un air chagrin et tourna la tête. Certes, il ne pouvait s’empêcher d’aimer le beau et gracieux jeune homme qu’il avait en face de lui. Sa figure olivâtre et romanesque, à l’expression fatiguée, l’intéressait. Il y avait quelque chose d’absolument fascinant dans sa voix languide et basse. Ses mains mêmes, ses mains fraîches et blanches, pareilles à des fleurs, possédaient un charme curieux. Ainsi que sa voix elles semblaient musicales, elles semblaient avoir un langage à elles. Il lui faisait peur, et il était honteux d’avoir peur... Il avait fallu que cet étranger vint pour le révéler à lui-même. Depuis des mois, il connaissait Basil Hallward et son amitié ne l’avait pas changé ; quelqu’un avait passé dans son existence qui lui avait découvert le mystère de la vie. Qu’y avait-il donc qui l’effrayait ainsi. Il n’était ni une petite fille, ni un collégien ; c’était ridicule, vraiment...

»Wir wollen uns in den Schatten setzen,« sagte Lord Henry. »Parker hat uns zu trinken gebracht, und wenn Sie noch länger in dieser Sonnenglut stehen bleiben, werden Sie eine häßliche Haut bekommen, und Basil wird Sie nie mehr malen. Sie dürfen sich wirklich nicht von der Sonne verbrennen lassen. Es würde Ihnen nicht stehen.«

– Allons nous asseoir à l’ombre, dit lord Henry. Parker nous a servi à boire, et si vous restez plus longtemps au soleil vous pourriez vous abîmer le teint et Basil ne voudrait plus vous peindre. Ne risquez pas d’attraper un coup de soleil, ce ne serait pas le moment.

»Was kann daran liegen?« rief Dorian Gray lachend, als er sich auf die Bank am Ende des Gartens setzte.

– Qu’est-ce que cela peut faire, s’écria Dorian Gray en riant comme il s’asseyait au fond du jardin.

»Es sollte Ihnen alles daran liegen, Herr Gray.«

– C’est pour vous de toute importance, Mr Gray.

»Wieso?«

– Tiens, et pourquoi ?

»Weil Sie die entzückendste Jugend haben, und es gibt ein Ding, das zu haben sich lohnt: Jugend.«

»Ich empfinde das nicht, Lord Henry.«

– Parce que vous possédez une admirable jeunesse et que la jeunesse est la seule chose désirable.

»Nein, Sie empfinden es jetzt nicht. Eines Tages, wenn Sie alt und runzlig und häßlich sein werden, wenn das Denken Ihre Stirn mit seinen Linien verwüstet und die Leidenschaft Ihre Lippen mit ihrem eklen Feuer gezeichnet hat, werden Sie es empfinden, furchtbar empfinden. Jetzt, gehen Sie, wohin Sie wollen, entzücken Sie alle Welt. Wird es immer so sein? ... Sie haben ein wunderbar schönes Gesicht, Herr Gray. Runzeln Sie nicht die Stirn, Sie haben es. Und Schönheit ist eine Form des Genies, steht in Wahrheit höher als das Genie, da sie keiner Erklärung bedarf. Sie gehört zu den großen Tatsachen der Welt, wie das Sonnenlicht oder der Frühling oder die Spiegelung der silbernen Muschel, die wir Mond nennen, in dunklen Gewässern. Sie kann nicht in Frage gestellt werden. Sie hat ihr göttliches Hoheitsrecht. Sie macht Fürsten aus denen, die sie haben. Sie lächeln? Oh! wenn Sie sie verloren haben, lächeln Sie nicht mehr ... Die Menschen sagen manchmal, die Schönheit sei nur auf der Oberfläche. Das mag wohl sein. Aber zum mindesten ist sie nicht so oberflächlich wie das Denken. Für mich ist Schönheit das Wunder aller Wunder. Nur hohle Menschen urteilen nicht nach dem Schein. Das wahre Geheimnis der Welt ist das Sichtbare, nicht das Unsichtbare ... Ja, Herr Gray, die Götter sind Ihnen gnädig gewesen. Aber was die Götter geben, nehmen sie schnell wieder. Sie haben nur ein paar Jahre, in denen Sie wahrhaft, vollkommen, völlig leben können. Wenn Ihre Jugend dahingeht, verläßt Sie auch Ihre Schönheit, und dann werden Sie mit einem Male entdecken, daß es keine Siege mehr für Sie gibt, oder daß Sie sich mit den niedrigen Siegen begnügen müssen, die Ihnen die Erinnerung an Ihre Vergangenheit bitterer machen wird als Niederlagen. Jeder Monat, der dahingeht, bringt Sie etwas Schrecklichem näher. Die Zeit ist eifersüchtig auf Sie und führt Krieg gegen Ihre Lilien und Ihre Rosen. Sie werden gelb und hohlwangig werden und trübe blicken. Sie werden entsetzlich leiden ... Ah! nehmen Sie Ihre Jugend wahr, solange Sie sie haben! Vergeuden Sie nicht das Gold Ihrer Tage, leihen Sie den Langweiligen kein Ohr, versuchen Sie nicht, das Los derer, deren Existenz hoffnungslos verfehlt ist, zu verbessern, geben Sie Ihr Leben nicht an die Unwissenden, die Gemeinen, die Gewöhnlichen hin! Das sind die krankhaften Ziele, die falschen Ideale unserer Zeit. Leben Sie! Leben Sie das wundervolle Leben, das in Ihnen ist! Lassen Sie nichts für Sie verloren sein! Seien Sie immer auf der Suche nach neuen Erlebnissen für Ihre Sinne! Fürchten Sie nichts! ... Ein neuer Hedonismus – das ist es, was unser Jahrhundert braucht. Sie könnten sein sichtbares Symbol sein. Bei Ihrer Erscheinung gibt es nichts, was Sie nicht tun könnten. Die Welt gehört einen Sommer lang Ihnen ... Im Augenblick, als ich Sie sah, merkte ich, daß Sie keine Ahnung haben, was Sie in Wahrheit sind, was Sie in Wahrheit sein könnten. Es war so viel in Ihnen, was mich entzündete, daß ich fühlte, ich müsse Ihnen etwas über Sie selber sagen. Mir kam der Gedanke, wie tragisch es wäre, wenn Sie vergebens wären. Denn nur so kurze Zeit dauert Ihre Jugend – so kurze Zeit. Die gemeinen Wiesenblumen welken, aber sie blühen wieder. Der Goldregen wird im nächsten Juni ebenso gelb sein wie jetzt. In einem Monat werden purpurne Sterne an der Klematis sein, und Jahr für Jahr wird die grüne Nacht ihrer Blätter ihre purpurnen Sterne in ihrem Dunkel hegen. Aber wir bekommen nie wieder unsre Jugend. Der Puls der Freude, der in uns schlägt, wenn wir zwanzig sind, wird träge. Unsre Glieder ermatten, unsre Sinne verkommen. Wir verfallen und werden häßliche Puppen, und die Erinnerungen an die Leidenschaften verfolgen uns, vor denen wir zurückschreckten, und an die köstlichen Versuchungen, denen zu erliegen wir nicht den Mut hatten. Jugend! Jugend! Es gibt gar nichts in der Welt als Jugend.«

– Je ne m’en soucie pas.

– Vous ne vous en souciez pas... maintenant. Un jour vien-dra, quand vous serez vieux, ridé, laid, quand la pensée aura marqué votre front de sa griffe, et la passion flétri vos lèvres de stigmates hideux, un jour viendra, dis-je, où vous vous en sou-cierez amèrement. Où que vous alliez actuellement, vous char-mez. En sera-t-il toujours ainsi ? Vous avez une figure adora-blement belle, Mr Gray... Ne vous fâchez point, vous l’avez... Et la Beauté est une des formes du Génie, la plus haute même, car elle n’a pas besoin d’être expliquée ; c’est un des faits absolus du monde, comme le soleil, le printemps, ou le reflet dans les eaux sombres de cette coquille d’argent que nous appelons la lune ; cela ne peut être discuté ; c’est une souveraineté de droit divin, elle fait des princes de ceux qui la possèdent... vous souriez ?... Ah ! vous ne sourirez plus quand vous l’aurez perdue... On dit parfois que la beauté n’est que superficielle, cela peut être, mais tout au moins elle est moins superficielle que la Pensée. Pour moi, la Beauté est la merveille des merveilles. Il n’y a que les gens bornés qui ne jugent pas sur l’apparence. Le vrai mystère du monde est le visible, non l’invisible... Oui, Mr Gray, les Dieux vous furent bons. Mais ce que les Dieux donnent, ils le repren-nent vite. Vous n’avez que peu d’années à vivre réellement, par-faitement, pleinement ; votre beauté s’évanouira avec votre jeu-nesse, et vous découvrirez tout à coup qu’il n’est plus de triom-phes pour vous et qu’il vous faudra vivre désormais sur ces me-nus triomphes que la mémoire du passé rendra plus amers que des défaites. Chaque mois vécu vous approche de quelque chose de terrible. Le temps est jaloux de vous, et guerroie contre vos lys et vos roses.

« Vous blêmirez, vos joues se creuseront et vos regards se faneront. Vous souffrirez horriblement... Ah ! réalisez votre jeu-nesse pendant que vous l’avez !...

« Ne gaspillez pas l’or de vos jours, en écoutant les sots es-sayant d’arrêter l’inéluctable défaite et gardez-vous de l’ignorant, du commun et du vulgaire... C’est le but maladif, l’idéal faux de notre âge. Vivez ! vivez la merveilleuse vie qui est en vous ! N’en laissez rien perdre ! Cherchez de nouvelles sensa-tions, toujours ! Que rien ne vous effraie... Un nouvel Hédo-nisme, voilà ce que le siècle demande. Vous pouvez en être le tangible symbole. Il n’est rien avec votre personnalité que vous ne puissiez faire. Le monde vous appartient pour un temps !

« Alors que je vous rencontrai, je vis que vous n’aviez point conscience de ce que vous étiez, de ce que vous pouviez être... Il y avait en vous quelque chose de si particulièrement attirant que je sentis qu’il me fallait vous révéler à vous-même, dans la crainte tragique de vous voir vous gâcher... car votre jeunesse a si peu de temps à vivre... si peu !... Les fleurs se dessèchent, mais elles refleurissent... Cet aubour sera aussi florissant au mois de juin de l’année prochaine qu’il l’est à présent. Dans un mois, cette clématite portera des fleurs pourprées, et d’année en année, ses fleurs de pourpre illumineront le vert de ses feuilles... Mais nous, nous ne revivrons jamais notre jeunesse. Le pouls de la joie qui bat en nous à vingt ans, va s’affaiblissant, nos mem-bres se fatiguent et s’alourdissent nos sens !... Tous, nous de-viendrons d’odieux polichinelles, hantés par la mémoire de ce dont nous fûmes effrayés, par les exquises tentations que nous n’avons pas eu le courage de satisfaire... Jeunesse ! Jeunesse ! Rien n’est au monde que la jeunesse !...

Dorian Gray hörte staunend mit weit geöffneten Augen zu. Der Fliederzweig, den er in der Hand hielt, fiel in den Sand. Eine pelzverbrämte Biene schoß heran und umschwirrte ihn einen Augenblick lang. Dann begann sie hurtig über all die kleinen Blütensterne zu klettern. Er beobachtete sie mit dem seltsamen Interesse an Kleinigkeiten, das wir in uns erwecken wollen, wenn wir Angst vor entscheidenden Dingen haben, oder wenn uns ein neues Gefühl peinigt, dem wir keinen Ausdruck finden, oder wenn ein Gedanke, der uns in Schrecken setzt, das Hirn bestürmt und uns zur Übergabe auffordert. Nach einer Weile flog die Biene weg. Er sah, wie sie in den gefleckten Trichter einer Windenblüte kroch. Die Blume schien zu zucken und schwankte dann graziös auf und ab. Da erschien der Maler an der Ateliertür und machte ihnen hintereinander kurze Zeichen, sie sollten hereinkommen. Sie wandten sich einander zu und lächelten.

Les yeux grands ouverts, Dorian Gray écoutait, s’émerveillant... La branche de lilas tomba de sa main à terre. Une abeille se précipita, tourna autour un moment, bourdon-nante, et ce fut un frisson général des globes étoilés des mi-gnonnes fleurs. Il regardait cela avec cet étrange intérêt que nous prenons aux choses menues quand nous sommes préoccu-pés de problèmes qui nous effraient, quand nous sommes en-nuyés par une nouvelle sensation pour laquelle nous ne pou-vons trouver d’expression, ou terrifiés par une obsédante pensée à qui nous nous sentons forcés de céder... Bientôt l’abeille prit son vol. Il l’aperçut se posant sur le calice tacheté d’un convol-vulus tyrien. La fleur s’inclina et se balança dans le vide, dou-cement...

Soudain, le peintre apparut à la porte de l’atelier et leur fit des signes réitérés... Ils se tournèrent l’un vers l’autre en sou-riant...

– Je vous attends. Rentrez donc. La lumière est très bonne en ce moment et vous pouvez apporter vos boissons.

»Ich warte,« rief er. »Kommt herein! Das Licht ist vorzüglich, und ihr könnt eure Gläser mitbringen.«

Ils se levèrent et paresseusement, marchèrent le long du mur. Deux papillons verts et blancs voltigeaient devant eux, et dans un poirier situé au coin du mur, une grive se mit à chanter.

Sie standen auf und gingen langsam den Weg zurück. Zwei grünweiße Schmetterlinge flatterten an ihnen vorbei, und im Birnbaum an der Gartenecke hub eine Amsel zu singen an.

– Vous êtes content, Mr Gray, de m’avoir rencontré ?... demanda lord Henry le regardant.

– Oui, j’en suis content, maintenant ; j’imagine que je le se-rai toujours !...

»Sie freuen sich, daß Sie mich kennen gelernt haben, Herr Gray?« sagte Lord Henry und blickte ihn an.

»Ja, ich freue mich jetzt. Ich weiß nicht, ob ich mich immer freuen werde.«

– Toujours !... C’est un mot terrible qui me fait frémir quand je l’entends : les femmes l’emploient tellement. Elles abîment tous les romans en essayant de les faire s’éterniser. C’est un mot sans signification, désormais. La seule différence qui existe entre un caprice et une éternelle passion est que le caprice... dure plus longtemps...

»Immer! das ist ein schreckliches Wort. Ich schaudere, wenn ich es höre. Die Frauen gebrauchen es so gern. Sie zerstören jeden Roman mit ihrem Versuch, ihn ewig währen zu lassen. Es ist zudem ein sinnloses Wort. Der einzige Unterschied zwischen einer Laune und einer lebenslänglichen Leidenschaft ist, daß die Laune etwas länger dauert.« Als sie ins Atelier traten, legte Dorian Gray seine Hand auf Lord Henrys Arm. »Dann soll unsre Freundschaft eine Laune sein,« sagte er leise und errötete über seine eigene Kühnheit. Darauf ging er auf das Podium und nahm seine Pose wieder an.

Comme ils entraient dans l’atelier, Dorian Gray mit sa main sur le bras de lord Harry :

– Dans ce cas, que notre amitié ne soit qu’un caprice, mur-mura-t-il, rougissant de sa propre audace...

Il monta sur la plate-forme et reprit sa pose...

Lord Henry warf sich in einen bequemen Korbstuhl und sah ihn an. Die Striche und Hiebe des Pinsels auf der Leinwand waren das einzige Geräusch, das die Stille unterbrach, außer wenn hie und da Hallward zurücktrat, um seine Arbeit aus der Entfernung zu betrachten.

Lord Harry s’était étendu dans un large fauteuil d’osier et l’observait... Le va et vient du pinceau sur la toile et les allées et venues de Hallward se reculant pour juger de l’effet, brisaient seuls le silence... Dans les rayons obliques venant de la porte entr’ouverte, une poussière dorée dansait. La senteur lourde des roses semblait peser sur toute chose.

In den schrägen Sonnenstrahlen, die durch die offene Tür flossen, tanzte, von Gold überronnen, der Staub. Der schwere Duft der Rosen schien allenthalben zu lagern.

Au bout d’un quart d’heure, Hallward s’arrêta de travailler, en regardant alternativement longtemps Dorian Gray et le por-trait, mordillant le bout de l’un de ses gros pinceaux, les sourcils crispés...

Nach etwa einer Viertelstunde hörte Hallward mit Malen auf, blickte lange auf Dorian Gray und dann lange auf das Bildnis, nagte an einem seiner langstieligen Pinsel und runzelte die Stirn. »Fertig!« rief er endlich, bückte sich hinab und schrieb in langen grellroten Buchstaben seinen Namen in die linke Ecke der Leinwand.

– Fini ! cria-t-il, et se baissant, il écrivit son nom en hautes lettres de vermillon sur le coin gauche de la toile.

Lord Henry vint regarder le tableau. C’était une admirable œuvre d’art d’une ressemblance merveilleuse.

Lord Henry trat heran und blickte prüfend auf das Bild. Es war ohne Frage ein wundervolles Kunstwerk, und ebenso wundervoll war die Ähnlichkeit.

– Mon cher ami, permettez-moi de vous féliciter chaude-ment, dit-il. C’est le plus beau portrait des temps modernes. Mr Gray, venez-vous regarder.

L’adolescent tressaillit comme éveillé de quelque rêve.

»Mein Lieber, ich gratuliere dir herzlich,« sagte er. »Das ist das beste Porträt unsrer ganzen Zeit. Herr Gray, kommen Sie und sehen sich an.«

– Est-ce réellement fini ? murmura-t-il en descendant de la plate-forme.

– Tout à fait fini, dit le peintre. Et vous avez aujourd’hui posé comme un ange. Je vous suis on ne peut plus obligé.

Der junge Mann fuhr auf wie aus einem Traum geweckt. »Ist es wirklich fertig?« fragte er und kam von dem Podium herab.

– Cela m’est entièrement dû, reprit lord Henry. N’est-ce pas, Mr Gray ?

»Völlig fertig,« antwortete der Maler. »Und du hast heute glänzend gesessen. Ich bin dir überaus dankbar.«

»Das ist ganz und gar mein Verdienst,« warf Lord Henry ein. »Nicht wahr, Herr Gray?«

Dorian gab keine Antwort, sondern ging, ohne hinzuhören, auf das Bild zu. Als er es sah, trat er zurück, und seine Wangen erröteten einen Augenblick vor Vergnügen. Ein Ausdruck der Freude kam in seine Augen, als ob er sich zum erstenmal selbst gesehen hätte. Er stand reglos und staunend da, wobei er undeutlich hörte, daß Hallward zu ihm sprach, aber den Sinn der Worte nicht verstand. Der Eindruck seiner eigenen Schönheit kam wie eine Offenbarung über ihn. Er hatte ihn nie zuvor gehabt. Basil Hallwards Schmeicheleien waren ihm nur als reizende Übertreibungen der Freundschaft erschienen. Er hatte sie gehört, über sie gelacht und sie vergessen. Sie hatten keinen Einfluß auf sein Wesen gehabt. Da war Lord Henry Wotton mit seinem seltsamen Hymnus auf die Jugend, seiner furchtbaren Warnung vor ihrer Flüchtigkeit gekommen. Das hatte ihn zur rechten Zeit geweckt, und als er jetzt dastand und das Abbild seiner eigenen Schönheit beschaute, brach die volle Wirklichkeit der Schilderung über ihn herein. Ja, es kam ein Tag, an dem sein Antlitz verrunzelt und welk war, seine Augen trübe und farblos, die Grazie seiner Gestalt gebrochen und entstellt. Das Scharlachrot verschwand von seinen Lippen, und der Goldschimmer schlich sich aus seinen Haaren weg. Das Leben, das seine Seele bildete, zerstörte seinen Körper. Es war ihm beschieden, gräßlich, widerwärtig, abscheulich zu werden.

Dorian ne répondit pas ; il arriva nonchalamment vers son portrait et se tourna vers lui... Quand il l’aperçut, il sursauta et ses joues rougirent un moment de plaisir. Un éclair de joie pas-sa dans ses yeux, car il se reconnut pour la première fois. Il de-meura quelque temps immobile, admirant, se doutant que Hallward lui parlait, sans comprendre la signification de ses paroles. Le sens de sa propre beauté surgit en lui comme une révélation. Il ne l’avait jusqu’alors jamais perçu. Les compli-ments de Basil Hallward lui avait semblé être simplement des exagérations charmantes d’amitié. Il les avait écoutés en riant, et vite oubliés... son caractère n’avait point été influencé par eux. Lord Henry Wotton était venu avec son étrange panégyri-que de la jeunesse, l’avertissement terrible de sa brièveté. Il en avait été frappé à point nommé, et à présent, en face de l’ombre de sa propre beauté, il en sentait la pleine réalité s’épandre en lui.

Oui, un jour viendrait où sa face serait ridée et plissée, ses yeux creusés et sans couleur, la grâce de sa figure brisée et dé-formée. L’écarlate de ses lèvres passerait, comme se ternirait l’or de sa chevelure. La vie qui devait façonner son âme abîme-rait son corps ; il deviendrait horrible, hideux, baroque...

Comme il pensait à tout cela, une sensation aiguë de dou-leur le traversa comme une dague, et fit frissonner chacune des délicates fibres de son être...

L’améthyste de ses yeux se fonça ; un brouillard de larmes les obscurcit... Il sentit qu’une main de glace se posait sur son cœur...

Als er daran dachte, durchfuhr ihn ein stechender Schmerz wie ein Messer, und jede zarte Fiber seines Wesens erbebte. Seine Augen umdunkelten sich, und ein Tränenschleier fiel über sie. Er hatte das Gefühl, es lege sich eine eisige Hand auf sein Herz.

– Aimez-vous cela, cria enfin Hallward, quelque peu éton-né du silence de l’adolescent, qu’il ne comprenait pas...

»Gefällt es dir nicht?« rief Hallward endlich, dem das Schweigen des Jünglings, dessen Bedeutung er nicht verstand, ein Stachel war.

– Naturellement, il l’aime, dit lord Henry. Pourquoi ne l’aimerait-il pas. C’est une des plus nobles choses de l’art contemporain. Je vous donnerai ce que vous voudrez pour cela. Il faut que je l’aie !...

»Natürlich gefällt es ihm,« sagte Lord Henry. »Wem sollte es nicht gefallen! Es gehört zum Größten in der modernen Kunst. Ich gebe dir dafür, was du verlangst. Ich muß es haben!«

– Ce n’est pas ma propriété, Harry.

– À qui est-ce donc alors ?

– À Dorian, pardieu ! répondit le peintre.

– Il est bien heureux...

»Es ist nicht mein Eigentum, Harry.«

»Wessen denn?«

»Dorians natürlich,« antwortete der Maler.

»Da ist er glücklich zu preisen.«

»Wie traurig ist das!« sagte Dorian Gray leise und wandte die Augen nicht von seinem eigenen Bildnis. »Wie traurig ist das! Ich werde alt und gräßlich und widerwärtig werden, aber dieses Bild wird immer jung bleiben. Es wird nie älter sein als dieser Junitag heute ... Wenn es nur umgekehrt wäre! Wenn ich immer jung bleiben könnte und dafür das Bild immer älter würde! Dafür – dafür – dafür gäbe ich alles! Ja, es gibt nichts in der ganzen Welt, was ich nicht dafür gäbe! Ich gäbe meine Seele dafür!«

– Quelle chose profondément triste, murmurait Dorian, les yeux encore fixés sur son portrait. Oh ! oui, profondément triste !... Je deviendrai vieux, horrible, affreux !... Mais cette peinture restera toujours jeune. Elle ne sera jamais plus vieille que ce jour même de juin... Ah ! si cela pouvait changer ; si c’était moi qui toujours devais rester jeune, et si cette peinture pouvait vieillir !... Pour cela, pour cela je donnerais tout !... Il n’est rien dans le monde que je ne donnerais... Mon âme, même !...

– Vous trouveriez difficilement un pareil arrangement, cria lord Henry, en éclatant de rire...

– Eh ! eh ! je m’y opposerais d’ailleurs, dit le peintre.

»Du wärst mit einer solchen Abmachung schwerlich einverstanden, Basil,« rief Lord Henry lachend. »Dein Bild würde bald schlimm aussehen.«

»Ich würde entschieden protestieren, Harry,« sagte Hallward.

Dorian Gray se tourna vers lui.

– Je le crois, Basil... Vous aimez votre art mieux que vos amis. Je ne vous suis ni plus ni moins qu’une de vos figures de bronze vert. À peine autant, plutôt...

Dorian Gray wandte sich um und sah ihn an. »Das glaube ich dir, Basil. Du liebst deine Kunst mehr als deine Freunde. Ich bin für dich nicht mehr, als eine Figur aus grüner Bronze ist. Kaum so viel, dürfte ich sagen.«

Le peintre le regarda avec étonnement. Il était si peu habi-tué à entendre Dorian s’exprimer ainsi. Qu’était il donc arrivé ? C’est vrai qu’il semblait désolé ; sa face était toute rouge et ses joues allumées.

Der Maler starrte ihn erstaunt an. Es sah Dorian so gar nicht ähnlich, so zu sprechen. Was war geschehen? Er schien heftig erregt. Sein Gesicht war gerötet und seine Wangen glühten.

»Ja,« fuhr er fort, »ich bin dir weniger als dein Hermes aus Elfenbein oder dein silberner Faun. Die wirst du immer liebhaben. Wie lange wirst du mich liebhaben? Vermutlich bis zur ersten Runzel. Ich weiß jetzt, daß man, wenn man erst seine Schönheit verliert, alles verloren hat. Dein Bild hat mich das gelehrt. Lord Henry Wotton hat völlig recht. Es gibt nur ein Ding, das zu haben sich verlohnt: Jugend. Wenn ich merke, daß ich alt werde, werde ich mich umbringen.«

– Oui, continua-t-il. Je vous suis moins que votre Hermès d’ivoire ou que votre Faune d’argent. Vous les aimerez toujours, eux. Combien de temps m’aimerez-vous ? Jusqu’à ma première ride, sans doute... Je sais maintenant que quand on perd ses charmes, quels qu’ils puissent être, on perd tout. Votre œuvre m’a appris cela ! Oui, lord Henry Wotton a raison tout à fait. La jeunesse est la seule chose qui vaille. Quand je m’apercevrai que je vieillis, je me tuerai !

Hallward pâlit et prit sa main.

– Dorian ! Dorian, cria-t-il, ne parlez pas ainsi ! Je n’eus jamais un ami tel que vous et jamais je n’en aurai un autre ! Vous ne pouvez être jaloux des choses matérielles, n’est-ce pas ? N’êtes-vous pas plus beau qu’aucune d’elles ?

Hallward wurde blaß und griff nach seiner Hand. »Dorian, Dorian!« rief er, »sprich nicht so! Ich hatte nie einen Freund wie dich, und ich werde nie wieder so einen haben. Du bist doch nicht eifersüchtig auf tote Dinge, wie? – Du, der schöner ist als irgendeins von ihnen!«

– Je suis jaloux de toute chose dont la beauté ne meurt pas. Je suis jaloux de mon portrait !... Pourquoi gardera-t-il ce que moi je perdrai. Chaque moment qui passe me prend quelque chose, et embellit ceci. Oh ! si cela pouvait changer ! Si ce por-trait pouvait vieillir ! Si je pouvais rester tel que je suis !... Pour-quoi avez-vous peint cela ? Quelle ironie, un jour ! Quelle terri-ble ironie !

»Ich bin eifersüchtig auf alles, dessen Schönheit nicht stirbt. Ich bin eifersüchtig auf das Bild, das du von mir gemalt hast. Warum soll es behalten, was ich verlieren muß? Jeder Augenblick, der vergeht, nimmt mir etwas und gibt ihm etwas. Oh, wenn es nur umgekehrt wäre! Wenn das Bild sich verändern könnte, und ich immer sein könnte, was ich jetzt bin! Warum hast du es gemalt? Es wird mich eines Tages verhöhnen – furchtbar verhöhnen!« Heiße Tränen traten ihm in die Augen; er riß seine Hand los, warf sich auf den Diwan und barg sein Gesicht in den Kissen, als ob er betete.

Des larmes brûlantes emplissaient ses yeux... Il se tordait les mains. Soudain il se précipita sur le divan et ensevelit sa face dans les coussins, à genoux comme s’il priait...

– Voilà votre œuvre, Harry, dit le peintre amèrement.

Lord Henry leva les épaules.

– Voilà le vrai Dorian Gray vous voulez dire !...

– Ce n’est pas...

»Das ist dein Werk, Harry,« sagte der Maler in bitterem Tone.

– Si ce n’est pas, comment cela me regarde-t-il alors ?...

Lord Henry zuckte die Achseln. »Es ist der wahre Dorian Gray – weiter nichts.«

– Vous auriez dû vous en aller quand je vous le demandais, souffla-t-il.

»Das ist er nicht.«

– Je suis resté parce que vous me l’avez demandé, riposta lord Henry.

»Wenn er es nicht ist, was habe ich damit zu tun?«

»Du hättest weggehen sollen, als ich dich darum bat,« zürnte er.

»Ich blieb, als du mich batest,« war Lord Henrys Antwort.

»Harry, ich kann nicht auf einmal mit meinen zwei besten Freunden streiten; aber ihr beide seid schuld, daß ich das schönste Werk, das ich je schuf, hassen muß, und ich will es vernichten. Was ist es als Leinwand und Farbe? Ich will nicht zugeben, daß es zwischen uns drei Lebendige tritt und unser Leben zerstört.«

– Harry, je ne veux pas me quereller maintenant avec mes deux meilleurs amis, mais par votre faute à tous les deux, vous me faites détester ce que j’ai jamais fait de mieux et je vais l’anéantir. Qu’est-ce après tout qu’une toile et des couleurs ? Je ne veux point que ceci puisse abîmer nos trois vies.

Dorian Gray hob seinen goldig schimmernden Kopf aus dem Kissen und sah bleich und noch mit Tränen in den Augen zu ihm hin, wie er zu dem kienenen Maltisch hinüberging, der unter dem hohen Fenster stand. Was wollte er tun? Seine Finger wühlten unter den herumliegenden Zinntuben und trockenen Pinseln, als suchten sie etwas. Ja, sie suchten das lange Malmesser mit seiner dünnen Klinge aus biegsamem Stahl. Er hatte es endlich gefunden. Nun woll te er die Leinwand zerschneiden. Mit einem unterdrückten Seufzer sprang der junge Mann vom Diwan auf, rannte auf Hallward zu, riß ihm das Messer aus der Hand und warf es ans Ende des Ateliers.

Dorian Gray leva sa tête dorée de l’amas des coussins et, sa face pâle baignée de larmes, il regarda le peintre marchant vers une table située sous les grands rideaux de la fenêtre. Qu’allait-il faire ? Ses doigts, parmi le fouillis des tubes d’étain et des pin-ceaux secs, cherchaient quelque chose... Cette lame mince d’acier flexible, le couteau à palette... Il l’avait trouvée ! Il allait anéantir la toile...

Suffoquant de sanglots, le jeune homme bondit du divan, et se précipitant vers Hallward, arracha le couteau de sa main, et le lança à l’autre bout de l’atelier.

– Basil, je vous en prie !... Ce serait un meurtre !

– Je suis charmé de vous voir apprécier enfin mon œuvre, dit le peintre froidement, en reprenant son calme. Je n’aurais jamais attendu cela de vous...

»Tu es nicht, Basil, tu es nicht!« rief er. »Es wäre Mord.«

– L’apprécier ?... Je l’adore, Basil. Je sens que c’est un peu de moi-même.

»Es freut mich, daß dir mein Werk endlich gefällt, Dorian,« sagte der Maler kalt, als er sich von seiner Überraschung erholt hatte. »Ich hätte es gar nicht gedacht.«

»Gefällt? Ich bin verliebt in das Bild, Basil. Es ist ein Teil von mir selbst. Ich fühle es.«

– Alors bien ! Aussitôt que « vous » serez sec, « vous » se-rez verni, encadré, et expédié chez « vous ». Alors, vous ferez ce que vous jugerez bon de « vous-même ».

Il traversa la chambre et sonna pour le thé.

»Schön, sobald du trocken bist, wirst du gefirnißt, gerahmt und zu dir hingeschickt. Dann kannst du mit dir machen, was du willst.« Und er ging zur Glocke, um Tee zu bestellen. »Du nimmst doch Tee, Dorian? Du auch, Harry? Oder hast du etwas gegen so einfache Genüsse?«

– Vous voulez du thé, Dorian ? Et vous aussi, Harry ? ou bien présentez-vous quelque objection à ces plaisirs simples.

»Ich liebe einfache Genüsse leidenschaftlich,« sagte Lord Harry. »Sie sind die letzte Zuflucht des Komplizierten. Aber ich bin kein Freund von Szenen, außer auf der Bühne. Was für törichte Burschen ihr seid, alle beide! Ich möchte wissen, wer es gewesen ist, der den Menschen als vernünftiges Tier definiert hat. Der Mensch ist vielerlei, aber er ist nicht vernünftig. Alles in allem bin ich froh, daß er es nicht ist: obwohl ich wünsche, ihr sonderbaren Kerle ließet den Zank um das Bild. Du hättest viel besser getan, es mir zu geben, Basil. Dieser törichte Knabe braucht es nicht wirklich; aber ich brauche es.«

– J’adore les plaisirs simples, dit lord Henry. Ce sont les derniers refuges des êtres complexes. Mais je n’aime pas les... scènes, excepté sur les planches. Quels drôles de corps vous êtes, tous deux ! Je m’étonne qu’on ait défini l’homme un ani-mal raisonnable ; pour prématurée, cette définition l’est. L’homme est bien des choses, mais il n’est pas raisonnable... Je suis charmé qu’il ne le soit pas après tout... Je désire surtout que vous ne vous querelliez pas à propos de ce portrait ; tenez Basil, vous auriez mieux fait de me l’abandonner. Ce méchant garçon n’en a pas aussi réellement besoin que moi...

– Si vous le donniez à un autre qu’à moi, Basil, je ne vous le pardonnerais jamais, s’écria Dorian Gray ; et je ne permets à personne de m’appeler un méchant garçon...

»Wenn du es einem andern gibst als mir, Basil, werde ich dir nie verzeihen!« rief Dorian Gray, »und ich erlaube niemandem, mich einen törichten Knaben zu nennen.«

– Vous savez que ce tableau vous appartient, Dorian. Je vous le donnai avant qu’il ne fût fait.

»Du weißt, das Bild gehört dir, Dorian. Ich gab es dir, bevor es entstanden war.«

»Und Sie wissen, Sie waren ein bißchen töricht, Herr Gray, und Sie protestieren nicht ernsthaft dagegen, daran erinnert zu werden, daß Sie überaus jung sind.«

– Et vous savez aussi que vous avez été un petit peu mé-chant, Mr Gray, et que vous ne pouvez vous révolter quand on vous fait souvenir que vous êtes extrêmement jeune.

– Je me serais carrément révolté ce matin, lord Henry.

»Ich hätte heute morgen noch sehr lebhaft protestiert, Lord Henry.«

– Ah ! ce matin !... Vous avez vécu depuis...

»Ah, heute morgen! Sie haben seitdem einiges erlebt.«

Es klopfte an die Tür; der Diener trat ein und servierte auf einem japanischen Tischchen den Tee. Die Tassen klapperten, und ein georgischer Samowar summte. Zwei gewölbte Schüsseln wurden von einem jungen Diener hereingebracht. Dorian Gray goß den Tee ein. Die beiden Männer gingen langsam zum Tisch und sahen nach, was unter den Deckeln war.

On frappa à la porte, et le majordome entra portant un ser-vice à thé qu’il disposa sur une petite table japonaise. Il y eut un bruit de tasses et de soucoupes et la chanson d’une bouillotte cannelée de Géorgie... Deux plats chinois en forme de globe fu-rent apportés par un valet. Dorian Gray se leva et servit le thé. Les deux hommes s’acheminèrent paresseusement vers la table, et examinèrent ce qui était sous les couvercles des plats.

»Wir wollen heute abend ins Theater gehn,« sagte Lord Henry. »Es ist sicher irgendwo etwas los. Ich habe versprochen, im White's Klub zum Essen zu sein, aber es ist nur ein alter Freund, der auf mich wartet; so kann ich ihm ein Telegramm schicken, ich sei krank, oder ich sei infolge einer späteren Verabredung am Kommen gehindert. Ich glaube, das wäre eine recht hübsche Entschuldigung: sie hätte ganz das Überraschende der Aufrichtigkeit.«

– Allons au théâtre ce soir, dit lord Henry. Il doit y avoir du nouveau quelque part.

– J’ai promis de dîner chez White, mais comme c’est un vieil ami, je puis lui envoyer un télégramme pour lui dire que je suis indisposé, ou que je suis empêché de venir par suite d’un engagement postérieur. Je pense que cela serait plutôt une jolie excuse ; elle aurait tout le charme de la candeur.

»Es ist so lästig, sich umzuziehen,« brummte Hallward. »Und wenn man den Gesellschaftsanzug anhat, dann ist er so gräßlich.«

– C’est assommant de passer un habit, ajouta Hallward ; et quand on l’a mis, on est parfaitement horrible.

»Ja,« antwortete Lord Henry träumerisch, »die Tracht unsres Jahrhunderts ist abscheulich. Sie ist so düster, so drückend. Die Sünde ist das einzige wirkliche Farbenelement, das dem Leben unsrer Zeit geblieben ist.«

– Oui, répondit lord Henry, rêveusement, le costume du XIXe siècle est détestable. C’est sombre, déprimant... Le péché est réellement le seul élément de quelque couleur dans la vie moderne.

– Vous ne devriez pas dire de telles choses devant Dorian, Henry.

»Du solltest wirklich vor Dorian solche Dinge nicht sagen, Harry.«

– Devant quel Dorian ?... Celui qui nous verse du thé ou ce-lui du portrait ?...

»Vor welchem Dorian? Dem einen, der uns den Tee eingießt, oder dem andern auf dem Bilde?«

»Vor keinem.«

– Devant les deux.

– J’aimerais aller au théâtre avec vous, lord Henry, dit le jeune homme.

»Ich ginge gern mit Ihnen ins Theater, Lord Henry,« sagte der junge Mann.

– Eh bien, venez, et vous aussi, n’est-ce pas, Basil.

»Dann kommen Sie; und du auch, Basil, nicht wahr?«

– Je ne puis pas, vraiment... Je préfère rester, j’ai un tas de choses à faire.

»Ich kann wirklich nicht. Lieber nicht; ich habe eine Menge zu tun.«

– Bien donc ; vous et moi, Mr Gray, nous sortirons ensem-ble.

»Schön. Dann werden wir zwei also allein gehn, Herr Gray.«

– Je le désire beaucoup...

»Das wird mir großes Vergnügen machen.«

Le peintre se mordit les lèvres et, la tasse à la main, il se di-rigea vers le portrait.

Der Maler biß sich auf die Lippen und schritt mit der Tasse in der Hand auf das Bild zu. »Ich werde beim wirklichen Dorian bleiben,« sagte er traurig.

– Je resterai avec le réel Dorian Gray, dit-il tristement.

»Ist es der wirkliche Dorian?« fragte das Original des Bildes und ging langsam zu ihm. »Sehe ich wirklich so aus?«

– Est-ce là le réel Dorian Gray, cria l’original du portrait, s’avançant vers lui. Suis-je réellement comme cela ?

– Oui, vous êtes comme cela.

»Ja, du siehst genau so aus.«

– C’est vraiment merveilleux, Basil.

»Wie wundervoll, Basil!«

»Wenigstens ist deine Erscheinung genau so. Aber es wird sich nie verändern,« seufzte Hallward. »Das will etwas heißen!«

– Au moins, vous l’êtes en apparence... Mais cela ne chan-gera jamais, ajouta Hallward... C’est quelque chose.

»Was die Menschen von der Beständigkeit und Treue für einen Lärm machen!« rief Lord Henry aus. »Und doch ist die Treue selbst in der Liebe lediglich eine Frage der Physiologie. Sie hat nichts mit unserm eigenen Willen zu tun. Junge Männer möchten treu sein und sind es nicht; alte Männer möchten treulos sein und können es nicht: weiter läßt sich nichts sagen.«

– Voici bien des affaires à propos de fidélité ! s’écria lord Henry. Même en amour, c’est purement une question de tempé-rament, cela n’a rien à faire avec notre propre volonté. Les jeu-nes gens veulent être fidèles et ne le sont point ; les vieux veu-lent être infidèles et ne le peuvent ; voilà tout ce qu’on en sait.

– N’allez pas au théâtre ce soir, Dorian, dit Hallward... Res-tez dîner avec moi.

»Geh heute abend nicht ins Theater, Dorian,« sagte Hallward. »Bleib hier und iß mit mir.«

– Je ne le puis, Basil.

– Pourquoi ?

»Ich kann nicht, Basil.«

– Parce que j’ai promis à lord Henry Wotton d’aller avec lui.

»Warum?«

»Weil ich Lord Henry Wotton versprochen habe, ihn zu begleiten.«

»Er hat dich darum nicht lieber, daß du deine Ver sprechen hältst. Er bricht seine immer. Ich bitte dich, nicht zu gehn.«

– Il ne vous en voudra pas beaucoup de manquer à votre parole ; il manque assez souvent à la sienne. Je vous demande de n’y pas aller.

Dorian Gray se mit à rire en secouant la tête...

Dorian Gray lachte und schüttelte den Kopf.

– Je vous en conjure...

»Ich beschwöre dich!«

Der Jüngling zögerte und blickte zu Lord Henry hinüber, der sie vom Teetisch aus mit belustigtem Lächeln beobachtete.

Le jeune homme hésitait, et jeta un regard vers lord Henry qui les guettait de la table où il prenait le thé, avec un sourire amusé.

– Je veux sortir, Basil, décida-t-il.

»Ich muß gehn, Basil,« antwortete er.

»Schön,« sagte Hallward und stellte seine Tasse auf das Tablett. »Es ist ziemlich spät, und da ihr euch noch umzuziehen habt, ist es besser, keine Zeit zu verlieren. Adieu, Harry! Adieu, Dorian! Komm bald zu mir. Komm morgen.«

– Très bien, répartit Hallward, et il alla remettre sa tasse sur le plateau. Il est tard, et comme vous devez vous habiller, vous feriez bien de ne pas perdre de temps. Au revoir, Harry. Au revoir, Dorian. Venez me voir bientôt, demain si possible.

»Gewiß.«

– Certainement...

»Du vergißt es nicht?«

– Vous n’oublierez pas...

»Nein, natürlich nicht,« rief Dorian.

– Naturellement...

»Und – Harry!«

– Et... Harry ?

»Ja, Basil?«

– Moi non plus, Basil.

»Vergiß nicht, worum ich dich bat, als wir heute morgen im Garten waren!«

»Ich habe es vergessen.«

– Souvenez-vous de ce que je vous ai demandé, quand nous étions dans le jardin ce matin...

»Ich verlasse mich auf dich!«

– Je l’ai oublié...

»Ich wollte, ich könnte mich auf mich selbst verlassen,« sagte Lord Henry lachend. »Kommen Sie, Herr Gray, mein Wagen steht unten, und ich kann sie nach Hause fahren. Adieu, Basil! Es war ein sehr interessanter Nachmittag.«

– Je compte sur vous.

– Je voudrais bien pouvoir compter sur moi-même, dit en riant lord Henry... Venez, Mr Gray, mon cabriolet est en bas et je vous déposerai chez vous. Adieu, Basil ! Merci pour votre charmante après-midi.

Als die Tür sich hinter ihnen schloß, warf sich der Maler auf ein Sofa, und ein schmerzlicher Ausdruck kam in seine Züge.

Comme la porte se fermait derrière eux, le peintre s’écroula sur un sofa, et une expression de douleur se peignit sur sa face.