Das Bildnis des Dorian Gray.  Oscar Wilde
Kapitel 10. (Chapitre 10. )
< Prev. Chapter  |  Next Chapter >
Font: 

Als sein Bedienter eintrat, blickte er ihm fest ins Auge und überlegte sich, ob es ihm wohl eingefallen sei, hinter den Schirm zu blicken. Der Mann stand da, ohne sich zu rühren, und wartete auf seine Befehle. Dorian zündete sich eine Zigarette an, schlenderte durchs Zimmer zum Spiegel und blickte hinein. Er konnte Viktors Gesicht völlig deutlich darin sehn. Es war wie eine ruhige Maske der Unterwürfigkeit. Da war nichts zu befürchten, da nicht. Aber er hielt es für das Beste, auf der Hut zu sein.

Quand le domestique entra, il l’observa attentivement, se demandant si cet homme avait eu la curiosité de regarder derrière le paravent. Le valet était parfaite-ment impassible et attendait ses ordres. Dorian alluma une cigarette et marcha vers la glace dans laquelle il regarda. Il y pouvait voir parfaitement la face de Victor qui s’y reflétait. C’était un masque placide de servilisme. Il n’y avait rien à craindre de ce côté. Cependant, il pensa qu’il était bon de se tenir sur ses gardes.

In sehr leisem Ton sagte er ihm, er solle die Wirtschafterin hereinrufen und dann zu dem Rahmenmacher gehn und ihn bitten, er möchte zwei seiner Leute gleich herüberschicken. Ihm schien, daß die Augen des Mannes, als er das Zimmer verließ, nach dem Wandschirm blickten. Oder bildete er sich das nur ein? Nach wenigen Augenblicken kam Frau Leaf in ihrem schwarzen Seidenkleid und mit altmodischen Zwirnhandschuhen an ihren verrunzelten Händen in das Bücherzimmer. Er verlangte den Schlüssel zum Schulzimmer von ihr.

Il lui dit, d’un ton très bas, de demander à la gouvernante de venir lui parler et d’aller ensuite chez l’encadreur le prier de lui envoyer immédiatement deux de ses hommes. Il lui sembla, lorsque le valet sortit, que ses yeux se dirigeaient vers le para-vent. Ou peut-être était-ce un simple effet de son imagination ?

Quelques instants après Mme Leaf, vêtue de sa robe de soie noire, ses mains ridées couvertes de mitaines à l’ancienne mode, entrait dans la bibliothèque. Il lui demanda la clef de la salle d’étude.

»Das alte Schulzimmer, Herr Dorian?« rief sie aus. »Aber nein, das ist voller Staub. Ich muß es auskehren und in Ordnung bringen lassen, ehe Sie hinein können. Es ist nicht in dem Zustand, daß Sie es jetzt sehen können, gnädiger Herr, wahrhaftig nicht.«

»Es braucht nicht in Ordnung gebracht zu werden, Frau Leaf, ich brauche nur den Schlüssel.«

– La vieille salle d’étude Mr Dorian ? s’exclama-t-elle, mais elle est toute pleine de poussière ! Il faut que je la fasse mettre en ordre et nettoyer avant que vous y al-liez. Elle n’est pas présentable pour vous, monsieur, pas du tout présentable.

»Aber gnädiger Herr, Sie werden voller Spinnweben werden, wenn Sie hineingehn, es ist seit beinahe fünf Jahren nicht aufgemacht worden, seit Seine Gnaden gestorben sind.«

– Je n’ai pas besoin qu’elle soit en ordre, Leaf. Il me faut la clef, simplement...

– Mais, monsieur, vous serez couvert de toiles d’araignées si vous y allez. Comment ! On ne l’a pas ouverte depuis cinq ans, depuis que Sa Seigneurie est morte.

Er zuckte, als sein Großvater erwähnt wurde. Haß stieg in ihm auf, wenn er an ihn dachte. »Das macht nichts,« antwortete er. »Ich will das Zimmer nur sehn, weiter nichts. Geben Sie mir den Schlüssel!«

Il tressaillit à cette mention de son grand-père. Il en avait gardé un souvenir détestable.

»Hier ist er schon, gnädiger Herr,« sagte die alte Dame die mit zitterig unsichern Händen in ihrem Schlüsselbund gesucht hatte. »Hier ist der Schlüssel, er wird im Augenblick los sein. Aber Sie wollen sich doch nicht da droben aufhalten, gnädiger Herr? Sie haben's hier so behaglich.«

»Nein, nein,« rief er ungeduldig. »Danke, Frau Leaf. Ich brauche weiter nichts.«

– Ça ne fait rien, dit-il, j’ai seulement besoin de voir cette pièce, et c’est tout. Donnez-moi la clef.

– Voici la clef, monsieur, dit la vieille dame cherchant dans son trousseau d’une main fiévreuse. Voici la clef. Je vais tout de suite l’avoir retirée du trousseau. Mais je ne pense pas que vous vous proposez d’habiter là-haut, monsieur, vous êtes ici si confortablement.

Sie verweilte noch einige Augenblicke und wollte über irgendeine Angelegenheit der Haushaltung ins Schwatzen kommen. Er seufzte und sagte, sie solle alles machen, wie sie's fürs Beste hielte. Mit strahlendem Lächeln ging sie hinaus.

– Non, non, s’écria-t-il avec impatience... Merci, Leaf. C’est très bien.

Elle s’attarda un moment, très loquace sur quelques détails du ménage. Il sou-pira et lui dit de faire pour le mieux suivant son idée. Elle se retira en minaudant.

Als die Tür geschlossen war, steckte Dorian den Schlüssel in die Tasche und sah sich im Zimmer um. Sein Auge fiel auf eine große Decke aus purpurnem Atlas, die schwer mit Gold gestickt war. Es war ein prachtvolles Stück venezianischer Arbeit vom Ende des siebzehnten Jahrhunderts, das sein Großvater in einem Kloster in der Nähe Bolognas gefunden hatte. Ja, die konnte er brauchen, um das Schrecknis damit zu verhüllen. Sie hatte vielleicht oft als Bahrtuch gedient. Jetzt sollte sie etwas bedecken, das eine Fäulnis eigener Art an sich hatte, eine schlimmere noch als die Fäulnis des Todes – etwas, das Ungeheuerliches gebären sollte und doch nie sterben würde. Was der Wurm für den Leichnam ist, das sollten seine Sünden dem gemalten Bildnis auf der Leinwand werden. Sie würden seine Schönheit Stück für Stück zerstören und seine Anmut zerfressen. Sie würden es besudeln und es so schänden. Und doch würde es weiter leben. Er würde immer lebendig sein.

Lorsque la porte se fut refermée, Dorian mit la clef dans sa poche et regarda autour de lui. Ses regards s’arrêtèrent sur un grand couvre-lit de satin pourpre, char-gé de lourdes broderies d’or, un splendide travail vénitien du dix-septième siècle que son grand-père avait trouvé dans un couvent, près de Bologne. Oui, cela pourrait servir à envelopper l’horrible objet. Peut-être cette étoffe avait-elle déjà servi de drap mortuaire. Il s’agissait maintenant d’en couvrir une chose qui avait sa propre corrup-tion, pire même que la corruption de la mort, une chose capable d’engendrer l’horreur et qui cependant, ne mourrait jamais. Ce que les vers sont au cadavre, ses péchés le seraient à l’image peinte sur la toile. Ils détruiraient sa beauté, et ronge-raient sa grâce. Ils la souilleraient, la couvriraient de honte... Et cependant l’image durerait ; elle serait toujours vivante.

Ihn schauderte, und einen Moment tat es ihm leid, daß er Basil nicht den wahren Grund gesagt hatte, warum er das Bild verstecken wollte. Basil hätte ihm geholfen, Lord Henrys Einfluß und den noch giftigeren Einflüssen, die aus seiner eigenen Natur kamen, zu widerstehn. Die Liebe, die Basil zu ihm hegte – denn es war wirkliche Liebe – hatte nichts zu tun mit der bloßen physischen Bewunderung der Schönheit, die aus den Sinnen entspringt und die stirbt, wenn die Sinne erschlaffen. Es war eine Liebe, wie Michelangelo sie gekannt hatte und Montaigne und Winckelmann und der große Shakespeare. Ja, Basil hätte ihn retten können. Aber es war jetzt zu spät. Die Vergangenheit konnte immer zunichte gemacht werden. Reue, Leugnen oder Vergessen konnten das bewerkstelligen. Aber die Zukunft war unabwendbar. Es gab Leidenschaften in ihm, die ihren furchtbaren Weg aus ihm heraus finden würden, Träume, die den Schatten des Bösen, das in ihnen war, zur Wirklichkeit machen würden.

Il rougit et regretta un moment de n’avoir pas dit à Basil la véritable raison pour laquelle il désirait cacher le tableau. Basil l’eût aidé à résister à l’influence de lord Henry et aux influences encore plus empoisonnées de son propre tempérament. L’amour qu’il lui portait – car c’était réellement de l’amour – n’avait rien que de no-ble et d’intellectuel. Ce n’était pas cette simple admiration physique de la beauté qui naît des sens et qui meurt avec la fatigue des sens. C’était un tel amour qu’avaient connu Michel Ange, et Montaigne, et Winckelmann, et Shakespeare lui-même. Oui, Basil eût pu le sauver. Mais il était trop tard, maintenant. Le passé pouvait être anéanti. Les regrets, les reniements, ou l’oubli pourrait faire cela. Mais le futur était inévitable. Il y avait en lui des passions qui trouveraient leur terrible issue, des rêves qui projetteraient sur lui l’ombre de leur perverse réalité.

Er nahm die große Decke aus Purpur und Gold, die auf dem Sofa lag, und ging mit ihr hinter den Schirm. War das Gesicht auf der Leinwand schnöder, als es vorher war? Ihm schien, daß es sich nicht verändert habe; und doch war sein Widerwille dagegen stärker geworden. Goldenes Haar, blaue Augen und rosige Lippen – das war alles da. Nur der Ausdruck hatte sich verändert. Der war grauenhaft in seiner Grausamkeit. Im Vergleich zu dem Tadel und Vorwurf, den er in ihm erblickte, wie oberflächlich waren da Basils Vorhaltungen wegen Sibyl Vane gewesen! Wie oberflächlich und wie unbedeutend! Seine eigene Seele sah aus der Leinwand auf ihn und rief ihn vors Gericht. Ein qualvoller Ausdruck legte sich auf sein Gesicht, und er warf das üppige Bahrtuch über das Bild. Während er damit beschäftigt war, klopfte es an die Tür. Er kam hinter dem Schirm vor, als der Diener eintrat.

»Die Männer sind da, Monsieur.«

Il prit sur le lit de repos la grande draperie de soie et d’or qui le couvrait et la jetant sur son bras, passa derrière le paravent. Le portrait était-il plus affreux qu’avant ? Il lui sembla qu’il n’avait pas changé et son aversion pour lui en fut encore augmentée. Les cheveux d’or, les yeux bleus, et les roses rouges des lèvres, tout s’y trouvait. L’expression seulement était autre. Cela était horrible dans sa cruauté. En comparaison de tout ce qu’il y voyait de reproches et de censures, comme les remon-trances de Basil à propos de Sibyl Vane, lui semblaient futiles ! Combien futiles et de peu d’intérêt ! Sa propre âme le regardait de cette toile et le jugeait. Une expression de douleur couvrit ses traits et il jeta le riche linceul sur le tableau. Au même instant on frappa à la porte, il passait de l’autre côté du paravent au moment où son domes-tique entra.

Er hatte das Gefühl, er müsse den Mann jetzt los werden. Er durfte nicht wissen, wohin das Bild käme. Er hatte etwas Schlaues an sich und hatte nachdenkliche, verräterische Augen. Er setzte sich an den Schreibtisch und warf ein paar Zeilen an Lord Henry aufs Papier, worin er bat, ihm etwas zu lesen zu schicken, und ihn erinnerte, daß sie sich um viertel neun heute abend treffen wollten.

»Warten Sie auf Antwort,« sagte er, indem er ihm den Brief gab, »und lassen Sie die Männer herein.«

– Les encadreurs sont là, monsieur.

Il lui sembla qu’il devait d’abord écarter cet homme. Il ne fallait pas qu’il sût où la peinture serait cachée. Il y avait en lui quelque chose de dissimulé, ses yeux étaient inquiets et perfides. S’asseyant à sa table il écrivit un mot à lord Henry, lui deman-dant de lui envoyer quelque chose à lire et lui rappelant qu’ils devaient se retrouver à huit heures un quart le soir.

Nach zwei oder drei Minuten klopfte es wieder, und Herr Hubbard in Person, der berühmte Rahmenmacher aus South Audley Street, trat mit einem etwas struppig aussehenden Gesellen ein. Herr Hubbard war ein blühender, rotbärtiger kleiner Mann, dessen Bewunderung für die Kunst durch den eingewurzelten Geldmangel der meisten Künstler, die mit ihm zu tun hatten, gemildert wurde. In der Regel verließ er nie seine Werkstatt: er wartete, bis die Leute zu ihm kamen. Aber zugunsten Grays machte er immer eine Ausnahme. Es war an Dorian etwas, was jeden entzückte. Es war ein Genuß, ihn nur zu sehn.

– Attendez la réponse, dit-il en tendant le billet au domestique, et faites entrer ces hommes.

Deux minutes après, on frappa de nouveau à la porte et Mr Hubbard lui-même, le célèbre encadreur de South Audley Street, entra avec un jeune aide à l’aspect ré-barbatif. Mr Hubbard était un petit homme florissant aux favoris roux, dont l’admiration pour l’art était fortement atténuée par l’insuffisance pécuniaire des artis-tes qui avaient affaire à lui. D’habitude il ne quittait point sa boutique. Il attendait qu’on vînt à lui. Mais il faisait toujours une exception en faveur de Dorian Gray. Il y avait en Dorian quelque chose qui charmait tout le monde. Rien que le voir était une joie.

»Womit kann ich Ihnen dienen, Herr Gray?« fragte er und rieb seine fetten, sommersprossigen Hände. »Ich dachte, ich wollte mir die Ehre geben, persönlich herüberzukommen. Auf einer Versteigerung erwischt. Altflorentiner Arbeit. Stammt, glaube ich, aus Fonthill. Wundervoll für eine religiöse Sache geeignet, Herr Gray.«

»Ich bedaure, daß Sie sich selbst die Mühe gemacht haben, Herr Hubbard. Ich werde natürlich gelegentlich vorsprechen und den Rahmen ansehn – obwohl ich zur Zeit an religiöser Kunst nicht viel Interesse nehme –, aber heute möchte ich nur ein Bild ins Dachgeschoß bringen lassen. Es ist recht schwer, darum kam ich auf den Gedanken, Sie zu bitten, mir ein paar Arbeiter zu leihen.«

– Que puis-je faire pour vous, Mr Gray ? dit-il en frottant ses mains charnues et marquées de taches de rousseur ; j’ai cru devoir prendre pour moi l’honneur de vous le demander en personne ; j’ai justement un cadre de toute beauté, monsieur, une trouvaille faite dans une vente. Du vieux florentin. Cela vient je crois de Fon-thill... Conviendrait admirablement à un sujet religieux, Mr Gray.

»Nicht die geringste Mühe, Herr Gray. Freut mich, Ihnen dienen zu können. Wo ist das Kunstwerk, Herr Gray?«

»Hier,« erwiderte Dorian und schob den Schirm zurück. »Können Sie es mit der Decke und allem hinaufbringen, so wie es ist? Ich möchte nicht, daß es die Treppen hinauf zerkratzt wird.«

– Je suis fâché que vous vous soyez donné le dérangement de monter, Mr Hubbard, j’irai voir le cadre, certainement, quoique je ne sois guère en ce moment amateur d’art religieux, mais aujourd’hui je voulais seulement faire monter un ta-bleau tout en haut de la maison. Il est assez lourd et je pensais à vous demander de me prêter deux de vos hommes.

– Aucun dérangement, Mr Gray. Toujours heureux de vous être agréable. Quelle est cette œuvre d’art ?

»Das wird keine Schwierigkeiten machen,« sagte der muntere Rahmenmacher und fing mit Hilfe seines Gesellen an, das Bild aus den langen Messingketten, an denen es aufgehängt war, loszumachen. »Und nun, wo soll's hinkommen, Herr Gray?«

– La voici, répondit Dorian en repliant le paravent. Pouvez-vous la transporter telle qu’elle est là, avec sa couverture. Je désire qu’elle ne soit pas abîmée en montant.

»Ich werde Ihnen den Weg zeigen, Herr Hubbard, wenn Sie so freundlich sein wollen, mir nachzugehn. Oder vielleicht ist es besser, wenn Sie vorausgehn. Ich fürchte, es wird ganz unterm Dach sein. Wir wollen die Vordertreppe hinaufgehn, weil sie breiter ist.«

– Cela est très facile, monsieur, dit l’illustre encadreur se mettant, avec l’aide de son apprenti, à détacher le tableau des longues chaînes de cuivre auxquelles il était suspendu. Et où devons-nous le porter, Mr Gray ?

Er hielt die Tür für sie offen, und sie gingen mit dem Bild in den Vorraum und fingen an, hinaufzusteigen. Die reichen Zieraten des Rahmens hatten das Gemälde überaus umfangreich gemacht, und hie und da, trotz der unterwürfigen Proteste Herrn Hubbards, der die lebhafte Abneigung des echten Handwerkers gegen jede nützliche Arbeit eines feinen Herrn hatte, legte Dorian mit Hand an, um ihnen zu helfen.

»Eine ordentliche Last, Herr Gray,« schnaufte der kleine Mann, als sie den obersten Treppenabsatz erreicht hatten. Und er wischte sich die glänzende Stirn.

– Je vais vous montrer le chemin, Mr Hubbard, si vous voulez bien me suivre. Ou peut-être feriez-vous mieux d’aller en avant. Je crains que ce ne soit bien haut, nous passerons par l’escalier du devant qui est plus large.

Il leur ouvrit la porte, ils traversèrent le hall et ils commencèrent à monter. Les ornements du cadre rendaient le tableau très volumineux et de temps en temps, en dépit des obséquieuses protestations de Mr Hubbard, qui éprouvait comme tous les marchands un vif déplaisir à voir un homme du monde faire quelque chose d’utile, Dorian leur donnait un coup de main.

»Es wird wohl ziemlich schwer sein,« murmelte Dorian, während er die Tür zu dem Zimmer aufschloß, das ihm das seltsame Geheimnis seines Lebens aufbewahren und seine Seele vor den Augen der Menschen verbergen sollte.

– C’est une vraie charge à monter, monsieur, dit le petit homme, haletant, lorsqu’ils arrivèrent au dernier palier. Il épongeait son front dénudé.

Er hatte den Raum seit mehr als vier Jahren nicht betreten – in der Tat nicht, seit er ihn zuerst in seiner Kindheit als Spielzimmer und dann, als er etwas älter geworden war, als Schulzimmer benutzt hatte. Es war ein großes, schönes Zimmer, das der letzte Lord Kelso ausdrücklich zur Benutzung für den kleinen Enkel, den er wegen seiner außerordentlichen Ähnlichkeit mit seiner Mutter und auch aus andern Gründen immer gehaßt und möglichst in Entfernung gehalten, hatte bauen lassen. Das Zimmer schien Dorian wenig verändert. Da war der mächtige italienische cassone mit seinen phantastisch bemalten Füllungen und den matt und schmutzig gewordenen vergoldeten Ornamenten, in dem er sich so oft als Knabe versteckt hatte. Da war der Bücherschrank aus Satinholz mit seinen Schulbüchern voller Eselsohren. An der Wand hing noch derselbe zerfetzte flämische Wandteppich, auf dem fast verblichen ein König und eine Königin in einem Garten Schach spielten, während Falkeniere im Zug vorbeiritten und Vögel, denen die Kappe über den Augen saß, in den eisenbehandschuhten Händen trugen. Wie gut er sich an alles erinnerte! Jeder Augenblick seiner vereinsamten Kinderzeit kam ihm zurück, als er um sich sah. Er gedachte der unbefleckten Reinheit seines Knabenlebens, und es schien ihm entsetzlich, daß hier das verhängnisvolle Bildnis verborgen werden sollte. Wie wenig hatte er in jenen Tagen, die dahin waren, von alledem geahnt, was auf ihn warten sollte!

– Je crois que c’est en effet très lourd, murmura Dorian, ouvrant la porte de la chambre qui devait receler l’étrange secret de sa vie et dissimuler son âme aux yeux des hommes.

Il n’était pas entré dans cette pièce depuis plus de quatre ans, non, vraiment pas depuis qu’elle lui servait de salle de jeu lorsqu’il était enfant, et de salle d’étude un peu plus tard. C’était une grande pièce, bien proportionnée, que lord Kelso avait fait bâtir spécialement pour son petit-fils, pour cet enfant que sa grande ressemblance avec sa mère, et d’autres raisons lui avaient toujours fait haïr et tenir à distance. Il sembla à Dorian qu’elle avait peu changé. C’était bien la, la vaste cassone italienne avec ses moulures dorées et ternies, ses panneaux aux peintures fantastiques, dans laquelle il s’était si souvent caché étant enfant. C’étaient encore les rayons de bois vernis remplis des livres de classe aux pages cornées. Derrière, était tendue au mur la même tapisserie flamande déchirée, où un roi et une reine fanés jouaient aux échecs dans un jardin, tandis qu’une compagnie de fauconniers cavalcadaient au fond, te-nant leurs oiseaux chaperonnés au bout de leurs poings gantés. Comme tout cela revenait à sa mémoire ! Tous les instants de son enfance solitaire s’évoquait pendant qu’il regardait autour de lui. Il se rappela la pureté sans tache de sa vie d’enfant et il lui sembla horrible que le fatal portrait dût être caché dans ce lieu. Combien peu il eût imaginé, dans ces jours lointains, tout ce que sa vie lui réservait !

Aber es gab im ganzen Hause keinen andern Ort, der vor Späheraugen so sicher war. Er hatte den Schlüssel, und niemand sonst konnte hineinkommen. Hinter seinem purpurnen Bahrtuch konnte das Gesicht, das auf die Leinwand gemalt war, bestialisch, aufgedunsen und lasterhaft werden. Was tat es? Niemand konnte es sehn. Er selber wollte es nicht sehn. Warum sollte er die häßliche Verderbnis seiner Seele verfolgen? Er behielt seine Jugend – das war genug. Und überdies, konnte nicht schließlich sein Wesen geläutert werden? Es war kein Grund, warum die Zukunft so schändlich werden sollte. Die Liebe konnte kommen und ihn rein machen und ihn vor den Sünden beschirmen, die sich im Geist und im Fleisch schon zu regen schienen – vor den seltsamen, unbekannten Sünden, deren Geheimnis ihnen eben den Reiz und die Verführung gaben. Vielleicht verschwand eines Tages der grausame Ausdruck von den sensitiven Scharlachlippen, und dann konnte er der Welt das Meisterwerk Basil Hallwards zeigen.

Mais il n’y avait pas dans la maison d’autre pièce aussi éloignée des regards in-discrets. Il en avait la clef, nul autre que lui n’y pourrait pénétrer. Sous son linceul de soie la face peinte sur la toile pourrait devenir bestiale, boursouflée, immonde. Qu’importait ? Nul ne la verrait. Lui-même ne voudrait pas la regarder... Pourquoi surveillerait-il la corruption hideuse de son âme ? Il conserverait sa jeunesse, c’était assez, Et, en somme, son caractère ne pouvait-il s’embellir ? Il n’y avait aucune raison pour que le futur fût aussi plein de honte... Quelque amour pouvait traverser sa vie, la purifier et la délivrer de ces péchés rampant déjà autour de lui en esprit et en chair, de ces péchés étranges et non décrits auxquels le mystère prête leur charme et leur subtilité. Peut-être un jour l’expression cruelle abandonnerait la bouche écarlate et sensitive, et il pourrait alors montrer au monde le chef-d’œuvre de Basil Hallward.

Nein; das war unmöglich. Stunde um Stunde und Woche um Woche sollte das Antlitz auf der Leinwand älter werden. Es konnte der Häßlichkeit der Sünde entrinnen, aber die Häßlichkeit des Alters wartete darauf. Die Wangen werden hohl oder schlaff werden. Gelbe Krähenfüße werden sich um die glanzlosen Augen sammeln und sie gräßlich machen. Das Haar wird seinen Glanz verlieren, der Mund wird klaffen oder einsinken, wird dumm oder gemein aussehn, wie alter Leute Mund aussieht. Der Hals wird faltig sein, die Hand kalt und voll blauer Adern, der Rücken gekrümmt, alles, wie es bei seinem Großvater war, der in seiner Knabenzeit so hart gegen ihn gewesen war. Das Bild mußte verborgen werden, es war nichts da gegen zu machen.

»Bitte, Herr Hubbard, bringen Sie es herein,« sagte er müde und wandte sich nach den Leuten. »Es tut mir leid, daß ich Sie so lange aufhielt. Ich dachte über etwas nach.«

Mais non, cela était impossible. Heure par heure, et semaine par semaine, l’image peinte vieillirait : elle pourrait échapper à la hideur du vice, mais la hideur de l’âge la guettait. Les joues deviendraient creuses et flasques. Des pattes d’oies jaunes cercleraient les yeux flétris, les marquant d’un stigmate horrible. Les cheveux per-draient leur brillant ; la bouche affaissée et entr’ouverte aurait cette expression gros-sière ou ridicule qu’ont les bouches des vieux. Elle aurait le cou ridé, les mains aux grosses veines bleues, le corps déjeté de ce grand-père qui avait été si dur pour lui, dans son enfance. Le tableau devait être caché aux regards. Il ne pouvait en être au-trement.

»Immer angenehm, sich ausruhen zu können, Herr Gray,« antwortete der Rahmenmacher, der noch immer tief Atem holte. »Wo sollen wir es anbringen?«

– Faites-le rentrer, s’il vous plaît, Mr Hubbard, dit-il avec peine en se retour-nant, je regrette de vous tenir si longtemps, je pensais à autre chose.

»Oh, irgendwo. Hierher: da wird es gut stehn. Ich will es nicht aufgehängt haben. Lehnen Sie es nur gegen die Wand! Danke!«

– Toujours heureux de se reposer, Mr Gray, dit l’encadreur qui soufflait en-core ; où le mettrons-nous ?

»Darf man das Kunstwerk ansehn, Herr Gray?«

– Oh ! n’importe où, ici... cela ira. Je n’ai pas besoin qu’il soit accroché. Posez-le simplement contre le mur ; merci.

Dorian erschrak. »Es hat kein Interesse für Sie, Herr Hubbard,« sagte er und behielt den Mann im Auge. Er war imstande, sich auf ihn zu stürzen und ihn zu Boden zu werfen, wenn er es wagte, den schimmernden Vorhang zu heben, der das Geheimnis seines Lebens bedeckte. »Ich will Sie nicht länger bemühen. Vielen Dank für Ihre Freundlichkeit, daß Sie herübergekommen sind.«

– Peut-on regarder cette œuvre d’art, monsieur ?

Dorian tressaillit...

– Cela ne vous intéresserait pas, Mr Hubbard, dit-il ne le quittant pas des yeux.

Il était prêt à bondir sur lui et à le terrasser s’il avait essayé de soulever le voile somptueux qui cachait le secret de sa vie.

»Nicht im geringsten, Herr Gray, nicht im geringsten. Stets zu allen Diensten für Sie bereit.« Und Herr Hubbard stampfte die Treppe hinunter, gefolgt von seinem Gesellen, der sich noch einmal nach Dorian umsah. Ein Ausdruck scheuer Bewunderung lag auf seinem gewöhnlichen, unschönen Gesicht. Er hatte nie einen Menschen gesehn, der so wunderschön war.

– Je ne veux pas vous déranger plus longtemps. Je vous suis très obligé de la bonté que vous avez eue de venir ici.

– Pas du tout, pas du tout, Mr Gray. Toujours prêt à vous servir !

Et Mr Hubbard descendit vivement les escaliers, suivi de son aide qui regardait Dorian avec un étonnement craintif répandu sur ses traits grossiers et disgracieux. Jamais il n’avait vu personne d’aussi merveilleusement beau.

Als der Schall ihrer Fußtritte verhallt war, verschloß Dorian die Tür und steckte den Schlüssel in die Tasche. Er fühlte sich gerettet. Niemand sollte je das Grauenhafte erblicken, kein Auge als seines sollte je seine Schande sehen.

Lorsque le bruit de leurs pas se fut éteint, Dorian ferma la porte et mit la clef dans sa poche. Il était sauvé. Personne ne pourrait regarder l’horrible peinture. Nul œil que le sien ne pourrait voir sa honte.

Als er in das Bücherzimmer trat, bemerkte er, daß es eben fünf Uhr vorbei und der Tee bereits gebracht worden war. Auf einem Tischchen von dunklem, wohlriechendem Holz, das reich mit Perlmutter ausgelegt war – die Frau seines Vormunds hatte es ihm geschenkt, die es sich zum Beruf gemacht hatte, leidend zu sein, und den vorigen Winter in Kairo verbracht hatte –, lag ein Briefchen von Lord Henry und daneben ein Buch mit gelbem, etwas eingerissenem Umschlag und ziemlich verschmutzten Kanten. Ein Exemplar der dritten Ausgabe der St. James Gazette war auf das Teebrett gelegt worden. Es war klar, Viktor war zurückgekehrt. Ob er wohl die Männer im Vestibül getroffen hatte, als sie im Begriff waren, das Haus zu verlassen, und ob er aus ihnen herausgeholt hatte, was sie gemacht hatten? Er würde sicher das Bild vermissen, hatte es ohne Zweifel bereits vermißt, während er den Teetisch zurechtgemacht hatte. Der Schirm war noch nicht wieder an seine Stelle gesetzt worden, und der leere Platz an der Wand war auffallend. Vielleicht ertappte er ihn eines Nachts, wie er sich hinaufschlich und den Versuch machte, die Tür aufzusprengen. Es war furchtbar, einen Spion bei sich im Hause zu haben. Er hatte von reichen Leuten gehört, an denen ihr ganzes Leben lang von einem Bedienten Erpressung verübt wurde, der einen Brief gelesen oder ein Gespräch mit angehört oder eine Karte mit einer Adresse aufgelesen oder unter einem Kissen eine verwelkte Blume oder ein kleines Stückchen zerdrückter Spitze gefunden hatte.

En regagnant sa bibliothèque il s’aperçut qu’il était cinq heures passées et que le thé était déjà servi. Sur une petite table de bois noir parfumé, délicatement incrus-tée de nacre – un cadeau de lady Radley, la femme de son tuteur, charmante malade professionnelle qui passait tous les hivers au Caire – se trouvait un mot de lord Henry avec un livre relié de jaune, à la couverture légèrement déchirée et aux tranches sa-lies. Un numéro de la troisième édition de la St-James-Gazette était déposé sur le plateau à thé. Victor était évidemment revenu. Il se demanda s’il n’avait pas ren-contré les hommes dans le hall alors qu’ils quittaient la maison et s’il ne s’était pas enquis auprès d’eux de ce qu’ils avaient fait. Il remarquerait sûrement l’absence du tableau, l’avait même sans doute déjà remarquée en apportant le thé. Le paravent n’était pas encore replacé et une place vide se montrait au mur. Peut-être le surpren-drait-il une nuit se glissant en haut de la maison et tâchant de forcer la porte de la chambre. Il était horrible d’avoir un espion dans sa propre maison. Il avait entendu parler de personnes riches exploitées toute leur vie par un domestique qui avait lu une lettre, surpris une conversation, ramassé une carte avec une adresse, ou trouvé sous un oreiller une fleur fanée ou un lambeau de dentelle.

Er seufzte; dann goß er sich den Tee ein und öffnete Lord Henrys Briefchen. Es enthielt nur die paar Worte: beifolgend erhalte er das Abendblatt und ein Buch, das ihn vielleicht interessiere, und er erwartete ihn um viertel neun im Klub. Er öffnete langsam die St. James und überflog sie. Ein roter Bleistiftstrich auf der fünften Seite fiel ihm auf. Der Strich wies auf die folgende Notiz hin:

Il soupira et s’étant versé du thé, ouvrit la lettre de lord Henry. Celui-ci lui di-sait simplement qu’il lui envoyait le journal et un livre qui pourrait l’intéresser, et qu’il serait au club à huit heures un quart. Il ouvrit négligemment la St-James-Gazette et la parcourut. Une marque au crayon rouge frappa son regard à la cin-quième page. Il lut attentivement le paragraphe suivant :

»Leichenschau an einer Schauspielerin. – Eine gerichtliche Untersuchung wurde heute morgen in der Bell Tavern, Hoxton Road, von Herrn Dauby, dem Bezirksleichenbeschauer, über den Leichnam Sibyl Vanes, einer jungen Schauspielerin, die seit kurzem am Royal Theater in Holborn engagiert war, abgehalten. Der Spruch lautete auf Tod durch Unglücksfall. Viel Teilnahme fand die Mutter der Verblichenen, die während ihrer Aussage und der des Dr. Birrell, der die Obduktion der Toten vorgenommen hatte, ihrem Schmerz ergreifenden Ausdruck gab.«

« ENQUÊTE SUR UNE ACTRICE – Une enquête a été faite ce matin à Bell-Tavern, Hoxton Road, par Mr Danby, le Coroner du District, sur le décès de Sibyl Vane, une jeune actrice récemment engagée au Théâtre Royal, Holborn. On a conclu à la mort par accident. Une grande sympathie a été témoignée à la mère de la défunte qui se montra très affectée pendant qu’elle rendait son témoignage, et pourtant celui du Dr Birrell qui a dressé le bulletin de décès de la jeune fille... »

Er runzelte die Stirn, zerriß das Blatt und stand auf, um die Papierstücke wegzuwerfen. Wie häßlich das alles war! Und wie furchtbar wirklich die Häßlichkeit alles machte. Er war etwas ärgerlich über Lord Henry, daß er ihm den Bericht geschickt hatte. Und ohne Frage war es dumm von ihm, daß er ihn rot angestrichen hatte. Viktor hätte ihn lesen können. Der Mann konnte mehr als genug Englisch dazu.

Il s’assombrit et déchirant la feuille en deux, se mit à marcher dans la chambre en piétinant les morceaux du journal. Comme tout cela était affreux ! Quelle horreur véritable créaient les choses ! Il en voulut un peu à lord Henry de lui avoir envoyé ce reportage. C’était stupide de sa part de l’avoir marqué au crayon rouge. Victor pouvait avoir lu. Cet homme savait assez d’anglais pour cela.

Vielleicht hatte er ihn gelesen und angefangen, etwas zu vermuten. Aber doch, was lag denn daran? Was hatte Dorian Gray mit Sibyl Vanes Tod zu tun? Es war nichts zu befürchten. Dorian Gray hatte sie nicht getötet.

Peut-être même l’avait-il lu et soupçonnait-il quelque chose ? Après tout, qu’est-ce que cela pouvait faire ? Quel rapport entre Dorian Gray et la mort de Sibyl Vane ? Il n’y avait rien à craindre. Dorian Gray ne l’avait pas tuée.

Sein Blick fiel auf das gelbe Buch, das Lord Henry ihm geschickt hatte. Er war neugierig darauf. Er ging zu dem perlfarbenen achteckigen Tischchen, das ihm immer wie die Arbeit seltsamer ägyptischer Bienen vorgekommen war, die ihre Waben aus Silber bauen könnten, nahm das Buch, warf sich in einen Lehnstuhl und fing an zu lesen. Nach ein paar Minuten ließ es ihn nicht mehr los. Es war das seltsamste Buch, das er je gelesen hatte. Es schien ihm, in köstlichem Gewande und unter sanfter Flötenmusik zögen in stummem Zuge die Sünden der Welt an ihm vorbei. Dinge, von denen er unklar geträumt hatte, wurden ihm eins nach dem andern enthüllt.

Ses yeux tombèrent sur le livre jaune que lord Henry lui avait envoyé. Il se de-manda ce que c’était. Il s’approcha du petit support octogonal aux tons de perle qui lui paraissait toujours être l’œuvre de quelques étranges abeilles d’Égypte travaillant dans de l’argent ; et prenant le volume, il s’installa dans un fauteuil et commença à le feuilleter ; au bout d’un instant, il s’y absorba. C’était le livre le plus étrange qu’il eut jamais lu. Il lui sembla qu’aux sons délicats de flûtes, exquisément vêtus, les pêchés du monde passaient devant lui en un muet cortège. Ce qu’il avait obscurément rêvé prenait corps à ses yeux ; des choses qu’il n’avait jamais imaginées se révélaient à lui graduellement.

Es war ein Roman ohne eigentliche Handlung, der sich nur um einen einzigen Charakter drehte. Es war in der Tat lediglich eine psychologische Studie von einem jungen Pariser, der sein Leben damit verbrachte, den Versuch zu machen, im neunzehnten Jahrhundert all die Leidenschaften und Denkungsarten zu verwirklichen, die jedwedem früheren Jahrhundert außer seinem eigenen angehört hatten, und in sich selbst die mannigfachen seelischen Zustände, durch die der Weltengeist je irgend hindurchgegangen war, gewissermaßen zu summieren, indem er jene Entsagungen, die die Menschen töricht Tugend genannt haben, um ihrer bloßen Künstlichkeit willen nicht mehr und nicht weniger liebte als die Auflehnungen der Natur, die weise Menschen immer noch Sünde nennen. Der Stil, in dem das Buch geschrieben war, war der seltsame preziöse Stil, der zugleich lebendig und dunkel ist, voller Argot und Archaismen, technischer Ausdrücke und ausgesuchter Paraphrasen, wie er die Arbeiten einiger sehr feiner Künstler aus der französischen Symbolistenschule charakterisiert. Es waren Metaphern darin, die so abenteuerlich gestaltet, aber auch so wunderbar fein in den Farbentönen waren wie Orchideen. Das Leben der Sinne war mit der Terminologie der mystischen Philosophie geschildert. Man wußte manchmal kaum, ob man die vergeistigten Ekstasen eines mittelalterlichen Heiligen oder die krankhaften Bekenntnisse eines modernen Sünders las. Es war ein Buch voller Gift. Der schwere Duft des Weihrauchs schien auf den Seiten wie festzusitzen und das Hirn zu verwirren. Der bloße Rhythmus der Sätze, die ausgesuchte Eintönigkeit ihrer Musik, so sehr sie auch voll schwieriger Refrains und künstlich wiederholter Taktfolgen waren, erzeugte in dem Geist des Jünglings, als er von Kapitel zu Kapitel flog, eine Art Fiebertraum, in dem er nicht merkte, daß der Tag zur Neige ging und Schatten hereinkrochen.

Wolkenlos, von einem einzigen Stern durchstochen, glimmte ein kupfern grüner Himmel durch die Scheiben. Er las bei seinem blassen Licht weiter, bis er nicht mehr sehen konnte. Dann, nachdem sein Diener ihn mehrmals erinnert hatte, wie spät es sei, stand er auf, ging in das anstoßende Zimmer, legte das Buch auf das Florentiner Tischchen, das immer neben seinem Bett stand, und fing an, sich umzuziehn.

C’était un roman sans intrigue, avec un seul personnage, la simple étude psy-chologique d’un jeune Parisien qui occupait sa vie en essayant de réaliser, au dix-neuvième siècle, toutes les passions et les modes de penser des autres siècles, et de résumer en lui les états d’esprit par lequel le monde avait passé, aimant pour leur simple artificialité ces renonciations que les hommes avaient follement appelées Vertus, aussi bien que ces révoltes naturelles que les hommes sages appellent encore Pêchés. Le style en était curieusement ciselé, vivant et obscur tout à la fois, plein d’argot et d’archaïsmes, d’expressions techniques et de phrases travaillées, comme celui qui caractérise les ouvrages de ces fins artistes de l’école française : les Symbo-listes. Il s’y trouvait des métaphores aussi monstrueuses que des orchidées et aussi subtiles de couleurs. La vie des sens y était décrite dans des termes de philosophie mystique. On ne savait plus par instants si on lisait les extases spirituelles d’un saint du moyen âge ou les confessions morbides d’un pécheur moderne. C’était un livre empoisonné. De lourdes vapeurs d’encens se dégageaient de ses pages, obscurcissant le cerveau. La simple cadence des phrases, l’étrange monotonie de leur musique toute pleine de refrains compliqués et de mouvements savamment répétés, évoquaient dans l’esprit du jeune homme, à mesure que les chapitres se succédaient, une sorte de rêverie, un songe maladif, le rendant inconscient de la chute du jour et de l’envahissement des ombres. Un ciel vert-de-grisé sans nuages, piqué d’une étoile solitaire, éclairait les fenêtres. Il lut à cette blême lumière tant qu’il lui fut possible de lire. Enfin, après que son domestique lui eut plusieurs fois rappelé l’heure tardive, il se leva, alla dans la chambre voisine déposer le livre sur la petite table florentine qu’il avait toujours près de son lit, et s’habilla pour dîner.

Es war fast neun Uhr, als er im Klub ankam, wo er Lord Henry mit sehr verdrossenem Gesicht allein im Nebenzimmer sitzen fand.

Il était près de neuf heures lorsqu’il arriva au club, où il trouva lord Henry assis tout seul, dans le salon, paraissant très ennuyé.

»Es tut mir so leid, Harry,« rief er, »aber es ist in Wahrheit ganz deine eigene Schuld. Das Buch, das du mir geschickt hast, hat mich so bezaubert, daß ich tatsächlich nicht wußte, wie spät es ist.«

– J’en suis bien fâché, Harry ! lui cria-t-il, mais c’est entièrement de votre faute. Le livre que vous m’avez envoyé m’a tellement intéressé que j’en ai oublié l’heure.

»Ja, ich dachte mir, daß es dir gefällt,« erwiderte Lord Henry und erhob sich.

– Oui, je pensais qu’il vous aurait plu, répliqua son hôte en se levant.

»Ich sagte nicht, daß es mir gefällt, Harry. Ich sagte, es bezauberte mich. Das ist ein großer Unterschied.«

– Je ne dis pas qu’il m’a plu, je dis qu’il m’a intéressé, il y a une grande diffé-rence.

»Ah, das hast du herausgefunden?« sagte Lord Henry. Und sie gingen zusammen ins Speisezimmer.

– Ah ! vous avez découvert cela ! murmura lord Henry.

Et ils passèrent dans la salle à manger.