Hamlet.  William Shakespeare
SCÈNE 4. (Luku 4. Neljäs kohtaus.)
< Prev. Chapter  |  Next Chapter >
Font: 

Une plaine en Danemark.

FORTINBRAS entre à la tête de ses troupes.

    Tasanko Tanskassa.
    (Fortinbras, eräs kapteeni ja sotamiehiä tulee marssien.)

FORTINBRAS.—Allez, capitaine, saluer de ma part le roi de Danemark; dites-lui, qu'avec son agrément, Fortinbras réclame le passage promis pour une expédition à travers son royaume. Vous savez où est le rendez-vous. Si Sa Majesté nous veut quelque chose, nous irons en personne lui rendre nos devoirs; faites-le-lui savoir.

LA CAPITAINE.—Je le ferai, mon seigneur.

FORTINBRAS.
Kapteeni, tervehtikää kuningasta
Ja sanokaa, ett' Tanskan maiden kautta
Luvatun marssiluvan Fortinbras
Nyt vaatii. Tiedätte, miss' yhdytään.
Jos meistä jotain mielii hän, niin olen
Ma velvollinen itse luonaan käymään;
Se hälle ilmoittakaa.

FORTINBRAS.—Avancez doucement.

(Fortinbras et ses troupes sortent.)

(Hamlet, Rosencrantz, Guildenstern, etc., entrent.)

KAPTEENI.
                      Kyllä, prinssi.

HAMLET.—Mon bon monsieur, à qui sont ces forces?

FORTINBRAS.
Eteenpäin vitkaan.

LE CAPITAINE.—Ce sont des Norvégiens, monsieur.

HAMLET.—Quelle est leur destination, monsieur, je vous prie?

    (Fortinbras sotamiehineen menee.)
    (Hamlet, Rosencrantz, Gyldenstern y.m. tulevat.)

LE CAPITAINE.—Ils marchent contre une partie de la Pologne?

HAMLET.—Qui les commande, monsieur?

HAMLET.
                   Hyvä herra, kenen
Nuo sotajoukot on?

LE CAPITAINE.—Le neveu du vieux roi de Norvège, Fortinbras.

KAPTEENI.
                   Ne Norjast' ovat.

HAMLET.—Marchent-ils contre le gros de la Pologne, monsieur, ou s'agit-il de quelque frontière?

HAMLET.
Ja matka?

KAPTEENI.
          Puolaa vastaan.

LE CAPITAINE.—À parler vrai, monsieur, et sans amplification, nous allons conquérir un petit morceau de terre qui n'a guère d'autre valeur que son nom. S'il en fallait payer cinq ducats, je dis cinq! je ne voudrais pas l'affermer, et il ne rapportera pas à la Norvège, non plus qu'à la Pologne, un plus gros profit, quand même on le vendrait en toute propriété.

HAMLET.
                          Ken on päämies?

KAPTEENI.
Fortinbras, vanhan Norjan veljenpoika.

HAMLET.
Ja tarkoittaako matka koko Puolaa
Vai jotain rajamaata vaan?

HAMLET.—Eh bien! alors les Polonais ne voudront jamais le défendre.

LE CAPITAINE.—Si fait, il y a déjà une garnison.

KAPTEENI.
Puhuen totta, mitään lisäämättä.
Niin käymme valloittamaan pientä maata,
Jok' etua ei muuta suo kuin nimen.
En viittä, viittä kultarahaa vuokraks
Siit' antais; eikä Puola eikä Norja
Sais veromaana siitä enempää.

HAMLET.—Deux mille âmes et vingt mille ducats ne suffiront pas à décider la question de ce fétu. Ceci est comme un abcès, amassé par trop de richesse et de paix, qui éclate au dedans et ne montre pas au dehors la cause qui fait mourir l'homme. Je vous remercie humblement, monsieur.

HAMLET.
No, sitten sit' ei puolustakaan Puola.

KAPTEENI.
Ei vaan: se on jo varustanut paikan.

LE CAPITAINE.—Dieu vous soit en aide, monsieur!

(Le capitaine sort.)

ROSENCRANTZ.—Vous plaira-t-il d'avancer, mon seigneur?

HAMLET.
Kakstuhat miestä, satatuhat puntaa
Ei riitä tuohon olkikorsi-riitaan.
Se on se vaurauden ja rauhan paise,
Mi sisäss' yltyy, vaikka kuolon syytä
Ei päältäpäin voi nähdä. — Kiitos, herra.

HAMLET.—Je vous aurai rejoints dans un instant. Allez un peu en avant. (Rosencrantz et Guildenstern sortent.) Comme toutes les circonstances témoignent contre moi et éperonnent ma molle vengeance!... Qu'est-ce qu'un homme pour qui le bien suprême et le seul débit de son temps ne seraient que de dormir et de manger? un animal, et rien de plus. Certes, celui qui nous a créés, avec cette vaste intelligence qui regarde en avant et en arrière, ne nous a pas donné cette capacité et cette raison divine pour moisir en nous sans emploi. Maintenant donc, que ce soit par un bestial oubli, ou par quelque lâche scrupule de vouloir réfléchir trop précisément à l'issue.... et dans ces réflexions-là, à les couper en quatre, il n'y a qu'un quart de sagesse et toujours trois quarts de couardise... je ne sais pourquoi je continue à vivre pour dire: «Cela est à faire;» tandis que j'ai motif, volonté, force et moyen de Je faire. J'en ai gros comme la terre, d'exemples qui m'exhortent! Témoin cette armée, d'une telle masse et d'un tel poids, conduite par un prince délicat et frêle, dont l'âme, enflée d'une ambition divine, fait une grimace de défi, à l'invisible événement, et qui expose tout ce qui, en lui, est mortel et fragile, à tout ce que peuvent oser la fortune, la mort et le péril; et cela pour une coquille d'oeuf! A le bien prendre, être grand, c'est ne s'émouvoir pas sans une grande cause, mais grandement aussi tirer une querelle d'un fétu, lorsque l'honneur est en jeu. Comment puis-je donc rester là, moi, qui ai un père assassiné, une mère déshonorée, tant d'excitants de ma raison et de mon sang! et laisser tout cela dormir, tandis qu'à ma honte je vois la mort imminente de vingt mille hommes, qui, pour une fantaisie et une babiole de gloire, s'en vont à leur tombeau comme à un lit, combattant pour un coin de sol, où les joueurs trop nombreux ne pourront engager la partie, et qui n'est même pas une fosse et un espace suffisants pour cacher les morts?... Oh! désormais que mes pensées soient sanglantes, ou estimées à néant!

KAPTEENI.
Jumalan haltuun!

(Menee.)

ROSENCRANZ.
                 Tuletteko, prinssi!

HAMLET.
Edellä menkää; heti teitä seuraan.
    (Rosencrantz, Gyldenstern y.m menevät.)
Näin kaikki mua syyttää, yllyttäin mua
Hidasta kostoon! Mit' on ihminen,
Jos korkein toivons' on ja pyrintönsä
Makuu ja syönti? Eläin, eikä muuta.
Hän, ken loi laajan järkemme, jok' eteen
Ja taakse näkee, Hän ei luonut tuota
Jumalankaltaist' älyn voimaa jouten
Vain lahoomaan. Se kurjaa tylsyytt' olkoon
Tai arkaa epäilystä, joka liiaks
Asiat' arvelee, — joss' arvelussa
On aina kolme osaa pelkuruutta
Ja viisautt' yks osa vaan, — en tiedä,
Miks elän vielä sekä lausun yhä:
"Se tehdä täytyy!" vaikka tekoon mulla
On syy ja tahto, voima sekä keinot.
Es'kuvat, avarat kuin maa mua kutsuu:
Tuoss' suuri, mahtava on sotajoukko,
Sit' ohjaa nuorekas ja hento prinssi,
Jonk' uljas, kunnian innostama henki
Salatun kohtalonkin pilkaks kääntää,
Elonsa katoovaisen alttiiks antain
Onnelle, vaaroille ja kuolemalle
Vain munankuoren vuoks. Se toden suuri,
Ken suuren aiheen vuoks vaan liikkuu, mutta
Syyn korrestakin riitaan saa, kun vaarass'
On kunnia. Ja tässä seison minä; —
Ei äidin häväistys, ei isän murha,
Ei järjen, veren vaatimukset mua
Saa liikkeelle! Näen häpeällä, kuinka
Kakskymment' tuhat miestä kuoloon astuu
Ja hautaan käy kuin vuoteelleen vain houreen
Ja turhan maineen vuoks, maatilkan vuoksi,
Mi sotatantereeks ei heille riitä,
Ei edes kuollehille hautamaaksi! —
Täst' aikain, aatos, veritöitä vaan
Sa mieti, tai sua ylenkatsotaan!

(Il sort.)

(Menee.)